296 , LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
de locomotives remorquant le métal en iusion, le visiteur se
demande plus d’une fois s’il est dans un chantier de cons
tructions navales ou dans quelque énorme qarc industrielle.
La perspective de la Tyne et du sliipi/ard où les carcasses
<les steamers dressent dans les airs le sipielctte de leurs
lianes ne tarde pas, il est vrai, à le rappeler à la réalité.
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' Parmi les autres usines navales de la Tyne dont il con
vient en ces notes brèves de siqnaler l’importance, je dois
citer la Northumberland Shiplniildum O, (pii lance des
steamers de 1\^oqo à 5,000 tonnes; les établissements de
Robert Stephenson, de John Readhead et lils, qui construi
sent des navires d’un tonnage variant entre 3,000 et /i,ooo
tonnes; l’usine Hauthorn, Leslie et C‘®, qui fabrique de su
perbes paipiebots et travaille poui- l’Amirauté; les chantiers
W. M. Dobson et C‘®, la Tyne iron Shipbuilding G‘*, etc.
Le groupe de Newcastle, North-Shields, South-Shields,
par la force de ses chantiers, son admirable situation au
point de vue du marché des matières premières et la puis
sante organisation de ses ateliers mécaniques, paraît encore
destiné à accroître sa production déjà énorme. Un certain
lléchissement dans les commandes se produisait au moment
(le mon passage en celte région ; si ce lléchissement s’ac
centue, il aura pour eilet d’abaisser le prix de la construo
lion et par conséquent de rendre dangereuse, eii l’obligeant
à chercher partout et à tout prix des clients, la concurrence
des établissements de la Tyne pour les chantiers étrangers,
pour les nôtres en particulier.
Yî. Les chantiers de la Wear.
Sunderland n’est pas une ville gaie ; noyée dans une
atmosphère épaisse et noire, mal à l’aise sur les bords d’une