Full text: Le problème de la marine marchande

LES CHANTIERS DE LA TYNE ET DE LA WEAR. 
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seuls types de machines qui soient placées à bord de ces 
navires sont les compound et les machines à triple expan 
sion. Les usines de la réqion envoient en France un certain 
nombre de pièces forqées, étambots, étraves et barres de 
(piilles ; mais ce commerce e^st, en somme, borné à quelques 
échantillons assez rares. 
Dans les moments d’accalmie, les constructeurs de Sun 
derland construisent fréipiemment, en spéculation, des dupli 
cata de navires qu’ils ont déjà fournis à leur clientèle. Ils se 
débarrassent toujours avantaqeusement de ces navires, quand 
vient la reprise des alfaires ; en effet, les armateurs sont en 
chantés d’avoir tout prêts et sous la main les bâtiments dont 
l’abondance de fret exiqe l’acquisition. 
Le chômaqe est rare : car tous les chantiers, à moins 
d’un calme extraordinaire, ont généralement devant eux une 
année de travaux assurés. C’est le cas en ce moment. Bien 
(pi’il n’y ait pas à proprement parler de bourse de navires à 
Sunderland, ou y trouvii des courtiers qui effectuent les 
achats et ventes de hàtiments. Par leur entremise, trente ou 
quarante navires sont annuellement l’objet d’échanqes sur 
cette place. Les transactions portent en général sur de vieux 
navires, dont les armateurs de Sunderland — (pii, au nom 
bre de .37, possèdent une flotte de 220 vapeurs environ 
tiennent à se débarrasser. . 
* 
* * 
Parmi les chantiers de Sunderland, (ju’en compagnie de 
notre aimable compatriote, M. Edmond de Werpë, agent 
consulaire de France par intérim, j’ai pu visiter, l’un de ceux 
qui m’ont le plus frappé est l’établissement de MM. William 
Doxford et Sons. 
Un type absolument spécial de navire, dont MM. William
	        
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