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LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
porteur Thierry — un million en An (j le terre et 3o p. loo
en plus, soit i,3oo,ooo fr., en France.
Construit par les chantiers français, ce vapeur recueillera
en primes à la navigation :
ire année
2« année
3e année
4e année
5® année
Ce année
7® année
8® année
()® année
lü® année
A reporter
178,500 fr,
174.300
170.100
160.900
161.700
153.300
144.900
I36,000
128.100
119.700
Report
II®année .
12® année .
I3®année .
14® année .
10®année .
IG®apnée .
17®année .
18®année .
19®année .
20® année .
Total .
1,533,000 fr.
Si l’on déduit du montant total de cette prime la perte
sèche que représente pour lui la dilTérence dans le prix
d’achat du navire, soit en amortissement, taux d’intérêt
et assurance
l’armateur d’un lonq-courrier de 3,000 tonneaux cons
truit en France percevra donc une subvention de. . .
1,533,000 fr.
102,900
86.100
69,300
52.100
42,000
42,000
42,000
42,000
42,000
42,000
2,090,^00 fr.
532,000
1,563,000 fr.
Mais que troliligations lui seront imposées ! Sou navire
aura dû Iburnir, dans ces vingt années, l’énorme parcours
de sept cent mille milles, soit 1,296,400 kilomèlres. Toute
avarie sérieuse, toute immobilisation un peu longue —
comment ne s’en produirait-il pas, dans un jtareil laps de
temps ! — réduiront notablement la prime, diminuée, en
outre, par l’assurance importante que l’armateur devra con
tracter, comme la prudence le lui conseille, pour se pré
munir contre une perte possible de son outil. Tout compte
l'ait, la subvention, résultat de la prime de navigation,
s’abaissera aux environs de i,4oo,ooo fr.
Pendant ce temps, l’armateur voisin, acquéreur d’un stea
mer de même tonnage construit en Angleterre, aura encaissé