Full text : Le problème de la marine marchande

LE  PROBLÈME  DE  LA  MARINE  MARCHANDE.

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ports,  est  d’environ  5  millions  par  an  (').  Ce  n’est  pas,
comme  on  le  voit,  une  mince  redevance  !
*
*  *
De  même,  les  frais  de  consulat,  trop  élevés,  rendent  indispensable ­
  la  revision  du  tarif  des  droits  de  chancellerie
dn  3o  novembre  1875.  Les  Anglais  paient  pour  expédition
consulaire  à  l’étranger  deux  shillings  six  pence  par  expédition, ­
  quelle  que  soit  la  grandeur  du  navire.  Nos  consulats
à  l’étranger  ont  —  sauf  pour  les  navires  effectuant  un  service ­
  régulier  avec  passagers  —  un  tarif  de  10  centimes  par
tonneau  de  jauge  pour  le  premier  port,  5  centimes  pour
chaque  port  après  le  premier,  plus  un  droit  fixe  :  le  résultat,
signalé  par  M.  Flornoy,  est  qu’un  navire  tel  (|ue  son  steamer ­
  par  exemple,  qui  jauge  1,1  o3  tonnes,  paiera
dans  trois  ports  d’Espagne,  s’il  est  anglais  et  chargé  de
vins,  3  fr.  10  c.  X  3  =  g  fr.  3o  c.  pour  trois  expéditions
successives,  et  s’il  est  français  iio,3o  -4-  55,15  -f-  55,15
=  220  fr.  60  c.(^).
A  ces  divers  frais,  déjà  considérables,  et  qui  se  grossissent ­
  d’une  série  d’autres  perceptions  —  frais  d’expédition,
d’entrée  et  de  sortie,  droits  sanitaires,  droits  de  phares,
frais  de  remorquage  —  viennent  encore  s’ajouter  les  droits
de  quai  et  les  péages  locaux,  perçus  les  premiers  par  l’État,
les  seconds  par  les  Chambres  de  commerce  des  ports  pour
se  couvrir  des  avances  faites  par  elles  ;  sur  ce  point,  il  est
vrai,  le  projet  du  Gouvernement  apporte  une  amélioration
sérieuse  à  une  situation  dont  l’armement  français  se  plai-(1)

  Chiffre  cité  par  M.  Colson  dans  son  ouvrage  :  Transports  et  tarifs.
(2)  Nos  armateurs  paient  des  droits  consulaires  également  plus  élevés  que  les  Allemands. ­
  M.  Giraut  cite  l’exemple  d’un  vapeur  de  700  tonnes  ayant  fait  dans  l’année
douze  voyages  avec  voyageurs,  et  qui  paie  dans  un  port  étranger  i,i4o  fr.  de  droits
consulaires,  tandis  que  l’Allemand  voyageant  dans  les  mêmes  conditions  ne  paie  que
lAo  fr.
            
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