Full text: Le problème de la marine marchande

NOTRE FLOTTE COMMERCIALE. 
DO 
Frais d’établissement des ports. 
Sur la Manche et l’Océan : 
De i8i4 à 187Ü 439,488,337 fr. j 
De 187G à 1891 400,894,053 I 999,694,309 fr. 
Dépenses Votées en 1891. . . 99,276,919 1 
Sur la Méditerranée : 
De 1874 à 1876 i24,3i5,oo6 fr. J 
De 1876 à 1891 57,812,519 I 201,214,690 
Dépenses votées en 1891. . . 19,027,176 1 
'l'otal 1,200,908,999 fr. 
De 1891 à 1897, les principales dépenses ellectuées 
s’élèvent à 90,047,000 
Ce qui donne un total de 1,290,916,999 fr. 
Avec les travaux effectués depuis 1897 et ceux qui sont, 
eu cours (rexécution, le milliard et demi sera bientôt atteint. 
Chaque année, le hudqet des travaux publics contient en 
eilet une série de crédits — trop maiqres — qui s’appliquent 
au développement de notre naviqation, par l’amélioration 
des ports. 
On peut en évaluer le montant à une dizaine de millions, 
auxquels viennent s’ajouter les dépenses extraordinaires, 
qui, pour le budqet de 1901, sont de 14,780,000 fr. 
Au total, 25 millions au minimum sont annuellement dé 
pensés par le budqet au titre du ministère des travaux pu 
blics pour faciliter l’expansion de notre marine marchande. 
Il faut l’avouer : ces sacrifices consentis par l’État et par 
les Chambres de commerce n’ont eu jusqu’à présent qu’un 
Assez médiocre résultat. Nos ports, Dunkerque et Marseille 
exceptés, ne se sont pas développés dans des proportions 
comparables à celles de leurs concurrents étrangers. 
La Chambre de commerce d’Anvers a dressé dans une 
étude sur le « Trafic international des différents ports de 
l’Europe occidentale », des tableaux statistiques intéres-
	        
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