6o LE PROBLÈME DE L.V MARINE MARCHANDE.
Subvention au service maritime entre la France et
la Corse 355,ooo fr.
Subvention au service maritime des lignes de la Mé
diterranée . . i,35i,ooo
Subvention au service maritime entre Calais et Dou
vres 25o,oüü
Subvention,au service maritime de New-York et des
Antilles et primes de vitesse ii,258,ooo
Subvention au service maritime de l’Indo-Chine et
du Japon G,o83,(iH8
Subvention au service maritime postal éntrela France,
l’Algérie, la Tunisie, la Tripolitaine et le Maroc et
. primes de vitesse i ,85o,ooo
Subvention au service maritime de l’Australie et de
la Nouvelle-Calédonie 3,107,936
Subvention au service maritime de la côte orientale
d’Afrique et de l’Océan Indien i ,924,640
Subvention aux services maritimes de la cote occi
dentale d’Afrique 5oo,85o
26,681,780 fr.
Les conipatjiiics subvcntioiinécs, telles que la Traiisatlaii-
li(|iie, les Messaqeries maritimes, etc., reçoivent donc près
de VINGT-SEPT millions de francs en subventions postales ;
les compaqnies anqlaises, pour un service autrement com-
[)let et rapide, sont moins qénèreusement rétribuées.
Mieux encore : tandis que la plupart des autres pays lais
sent les constructeurs et les artnateurs exercer leur industrie
à leurs risques et périls, nous réservons à notre marine
marchande une situation priviléqiée, car nous lui venons en
aide an moyen de primes a la construction el de primes a
LA navigation.
Ici, l’appui de l’Etat est direct ; il ne se dissimule jias,
comme pour beaucoup d’industries, dans rétablissement de
droits protecteurs frappant la concurrence étranqère. Il
prend la forme jirécise d’une subvention constante, payée
par l’ensemble des citoyens français à la marine marchande