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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHES LES HELLÈNES
on ne sait laquelle. Ce sont les débris d’une lettre d’une ville dont
le nom est tombé, adressée aux Pariens. On y raconte d’abord que
des envoyés de Paros et de l’autre ville, qui étaient tombés d’ac
cord pour faire trancher on ne sait quel conflit par l’arbitrage d’une
autre ville choisie exprès, se rendirent en cette troisième ville, por
tant des missives de leurs villes respectives. Ils s’adressèrent au Con
seil et à l’Assemblée du peuple les priant de nommer un tribunal
d’arbitrage. Ceci fut accordé, et par voie de tirage au sort on pro
céda à l’élection de 301 juges, nombre sur lequel les représentants
des deux parties s’étaient mis d’accord. Le tribunal fut installé ;
les juges mirent un compromis debout, sans qu’on fût obligé d’en
venir à rendre une sentence ; le compromis fut accepté par les re
présentants présents des deux parties. Pour communiquer aux Pariens
les clauses du compromis, une copie leur en fut envoyée. 1
Comme on le voit, on se trouve ici en présence de la fin de la
lettre que la ville choisie comme arbitre envoya aux parties pour
leur annoncer le résultat, le compromis intervenu entre les parties
sur la médiation du Tribunal. Le début de la lettre manquant, on
ne peut pas découvrir quelle était l’autre ville, pas plus que celle
qui nomma le Tribunal d’arbitrage. L’écriture permet de dater l’in
scription du II e siècle.
LXIV.
Traité d’arbitrage entre la ligue magnésienne et la ligue
PERRHÉBIENNE. II e SIÈCLE.
Une inscription 2 montre qu’au II e siècle, entre les deux Ligues
thessaliennes, des Magnésiens et des Perrhébiens, il y avait un traité,
1 (pépovTEÇ xà ypàppaxa xpoq^X&ooav xpôç xfp ßovXi\v xai x^v èxxXî\ôiav
atxoúpsvoi xô bvxaoxtiptov xowr\v \}>r\<piôapévov> bè xoû bt)p.ou x\r\poûv bixaoxàç, xpxa.
xoatouç xal ëva, Saovx; ôuvexcópr\Oàv xpôç aàxoùç ol àpcpoxépcov xôp nôXecov
èxiixoot, eiçiiyovxo al bixai, xal èyévexo èv xân bixaoxr\p{cot cóXXum;; eòboxr^oávxcov
xâ>p xapóvxcov éxaxépaç x% xôXecaç- oxwq obx xa'i ûpeîç 7tapaxoXou9-f\xe xà dn-
xovo(ir\p.éva írnò xôv bixaaxcòv, xó xe àvxíypà^ov biaxexóp^apev. — 2 Inscr. Gr. IX 2
n. 1106.