A. RÆDER
chaque année une certaine ville, qui désignerait les arbitres chargés
de trancher les différends à régler dans le courant de l’année.
Les fonctionnaires en question sont obligés de verser une sûreté
en garantie de ce qu’ils appliqueront cette convention. On voit
du reste que la Ligue crétoise, dont les deux parties contractantes
étaient membres, avait promulgué un édit, où certaines règles de
procédure étaient énoncées pour ces cas L
La date de cette convention n’est pas certaine ; mais Böckh 2 la
place dans la seconde moitié du III e siècle. La vraisemblance parle
cependant plutôt en faveur de sa fixation dans la seconde moitié
du II e siècle 3 . Nous ne pouvons pas savoir dans quelle mesure cette
convention a été, ou non, respectée. Mais il n’y a rien qui indique
qu’elle n’ait pas été conclue avec l’intention de l’observer, par l’une
des parties, bien au contraire.
LXXVII.
Arbitrage entre LATOS et OLUS. Gnosse arbitre. Fin du
II e siècle.
Les villes de Latos et Olus, qui s’élevaient sur la côte nord de
la Crète, non loin de Gnosse, conclurent, au I er siècle av. J. G.,
une alliance défensive 4 , sans doute à l’instigation de Gnosse qui
était la ville directrice dans cette partie de la Crète.
Une inscription trouvée à Délos raconte comment les mêmes
villes, un peu plus tôt, c’est-à-dire à la fin du II e siècle, avaient,
sur l’instigation de Gnosse, conclu un traité par lequel elles déci
daient de prendre Gnosse comme arbitre dans leurs différends 5 .
L’inscription qui est, dans l’ensemble, bien conservée, a son intérêt
comme pièce documentaire ; c’est pourquoi nous la transcrivons, dans
la traduction d’HomoIle.
1 butypct^ua cnf. Hitzig Altgr. Staatsvertr. p. 56* et p. 52. — 2 Corp. Ins. Gr. II
p. 414. - » Collitz III, 2, p, 314. - 4 Corp. Insc. Gr. 2254. Collitz III, 2, n° 5075.
— 5 Bull, de corr. hell. Ill, p. 292 et ss. ed. Th. Homolle. Dittenberger S 2 n°
514. Collitz III, 2 n° 5149.