Full text : L' arbitrage international chez les Hellenes

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L'ARBITRAGE  INTERNATIONAL  CHEZ  LES  HELLÈNES
toutes  les  conventions.  Ici  aussi,  on  peut  taire  la  remarque  qu  une
organisation  stable  d’arbitrage  exige  une  société  composée  de
plusieurs  états  ayant  les  mêmes  droits  et  à  peu  près  la  même
puissance  ;  à  ce  point  de  vue  la  situation  du  monde  hellénique
était  défavorable  au  milieu  du  V e  siècle  ;  il  n’y  avait  pas  plusieurs
Etats  de  ce  genre  mais  en  réalité  seulement  deux.
Ces  conventions  d  arbitrage  ne  se  montrèrent  donc  pas  à  la  longue
capables  d’empêcher  la  guerre  entre  les  parties  contractantes.  Ceci
ne  veut  pas  dire  qu  elles  n  aient  pas  donné  le  résultat  de  faire
trancher  par  des  pourparlers  pacifiques  et  des  sentences  arbitrales
certaines  difficultés  ;  en  tous  cas  nous  devons  en  rester  là,  car  nos
sources  ne  nous  rapportent  aucune  difficulté  qui  ait  été  tranchée  de
cette  manière.
Cinquante  ans  après  ces  traités  nous  nous  trouvons  en  présence
d’une  tentative  semblable  pour  introduire  1  arbitrage  obligatoire.  En
375  une  série  d’Etats  du  continent  grec  conclurent  un  traité  de  paix
par  lequel  ils  s’engageaient  à  faire  trancher  du  moins  tous  les  différends ­
  de  frontière  par  la  sentence  de  juges  choisis 1 .
Cette  convention  ne  paraît  pas  non  plus  avoir  été  particulièrement
effective.  Nous  ne  savons  pas  non  plus  ici,  si  en  définitive  elle  a
été  appliquée  ou  non  ;  en  tout  cas  elle  n’engendra  pas  une  paix
durable.  Les  années  suivantes  furent  même  tout  au  contraire  une
époque  de  guerre,  on  peut  dire  pour  toute  l’Hellade.  A  partir  de
cette  époque  nous  n’entendons  plus  parler,  pour  les  Etats  helléniques
dirigeants  de  conventions  d’arbitrage  obligatoire  pour  le  règlement
des  différends  entre  les  Etats.  Ceci  peut  provenir  d’une  circonstance
occasionnelle  et  s’explique  par  l’insuffisance  de  nos  sources  ;  sans
Thucydide  nous  n’aurions  pas  non  plus  connu  les  intéressants  traités
d’arbitrage  de  la  dernière  moitié  du  V e  siècle.  Mais  il  semble
cependant  que  l’on  puisse  admettre  que  ces  Etats  avaient  acquis
l’expérience  que  de  semblables  traités  dans  ces  circonstances  n’of-1

  n  XXI,
            
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