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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
cette règlementation fut adoptée sur l'initiative des autorités de là
Ligue, ou en tout cas avec leur autorisation. On devait prier t e-
nes d'envoyer trois arbitres ; il faut bien remarquer ceci, car Athènes
ne faisait pas partie de la Ligue. .
C’est aussi à peu près à la même époque qu il taut situer un
autre cas. que nous connaissons par la découverte d une inscription
à Epidaure \ Il s’agit ici d’un différend de frontières entre Corinthe
et Epidaure, qui fut tranché par l'arbitrage de Mégare. Dans cette
affaire le jugement fut rendu par cent cinquante et un Megareens
en faveur d’Epidaure ; lorsque, dans la suite Corinthe fit des i i-
cultés pour la détermination définitive des frontières, trente et un
des cent cinquante et un juges furent envoyés tracer la frontière
dans la campagne. Il est dit expressément dans cette inscription,
que l’arbitrage eut lieu conformément à la décision de la Ligue
achéenne. Cette fois ce ne sont plus seulement les parties mais
aussi la ville qui nomme les juges, qui sont membres de a igue.
Il faut aussi situer un troisième cas à la même époque
s’agit ici d’un différend de frontières entre Messène et Phigalie,
où Megalopolis fonctionna peut-être comme arbitre. Messène entra
enfin en 191 dans la Ligue achéenne ; Phigalie et Megalopolis en
étaient déjà membres avant cette époque ; la décision ici mention
née doit dater de l’époque qui suit immédiatement l’année 191.
Malheureusement les fragments de l’inscription qui traitent de cette
affaire sont tellement détériorés que l’on ne peut voir quelle était
la situation des autorités de la Ligue achéenne vis-à-vis de cet arbi
trage. Il est assez caractéristique que le différend de Phigalie et Mes
sène s’était déjà produit aussi antérieurement, à une époque où les
deux parties appartenaient au parti des Etoliens, mais cette fois là
il s’était terminé par une conciliation mise en œuvre par les Etoliens.
Les trois décisions arbitrales, ci-dessous mentionnées, appartiennent
toutes à la première moitié du deuxième siècle.
1 n° L. — 2 n° LXI.