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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
serverait son importance, même si toute l’Hellade était systématique
ment explorée par rapport aux inscriptions. De petites villes seraient
en général avantagées à ce point de vue au détriment des plus
importantes. Dans les petites villes il faut bien admettre en effet
qu’un nombre d’inscriptions relativement plus grand a été conservé
dans le sol que dans les grandes villes qui continuèrent leur vie
historique en dehors du cadre de l’antiquité.
Il ne faut pas non plus oublier que les différents siècles ne
donneraient pas un résultat rationnel dans ces circonstances. Plus
on descend le cours des temps, et plus on voit appliquer cette
manière d’immortaliser les traités et autres conventions qui consiste
à en dresser des inscriptions publiques. Tout parle donc en faveur
de ce que nous connaissions un nombre relativement plus grand de
décisions arbitrales au II e qu’au III e siècle, et à plus forte raison
qu au IV e et V e . Comme on l’a vu plus haut \ les plus anciennes
affaires d’arbitrage nous sont toutes connues par la littérature. Au
début les inscriptions n’apparaissent que de temps en temps et comme
suppléantes, pour bientôt devenir notre source la plus importante.
On peut donc voir, que nous ne pouvons en tirer aucune conclu
sion au sujet de la plus ou moins fréquente application de l’arbi
trage aux diverses époques. S il fallait absolument avancer une conclu
sion quelconque, la plus séduisante serait que 1 arbitrage doit avoir
été employé le plus fréquemment dans l’antiquité parce que les
auteurs de cette époque sont ceux qui relatent proportionnellement
le plus grand nombre de cas. Cette conclusion serait cependant
trop hâtive car d’autres éléments sont aussi en jeu. Comme notre
historique l’a montré, les circonstances ont fait que des choses
relativement plus importantes furent l’objet de sentences arbitrales
gences entre les états dirigeants «, en d'autres termes de questions
1 p. 145. - 2 p. 145.