294
3L
fililí
5-5
"T <■
A. RÆDER
part en voyage immédiatement, autant que nous pouvons le voir,
vers le pays disputé et établit son siège dans le temple d’Apollon
où le jugement fut d’ailleurs rendu \ Il semble que la même manière
de faire ait été utilisée dans l’affaire d’arbitrage d’Azore-Mondaia s .
Les trois Larissiens qui jugèrent entre Akraiphée et les villes voisines
doivent avoir tenu leurs assises à Akraiphée ou dans le voisinage,
puisque après le jugement on les honore d’un banquet à la maison
du conseil 3 . Lorsque Larisse fut choisie pour nommer des juges
conformément à la convention intervenue entre Athènes et la Ligue
béotienne, il est question de «juges envoyés» 4 .
Les juges, dans des occasions comme celle-ci, furent comme nous
l’avons déjà vu 5 , ramenés par des ambassadeurs. Nous avons vu
aussi que l’on nommait des personnages différents des ambassa
deurs et chargés de s’occuper des juges étrangers, pendant leur
séjour dans la ville en question 6 .
Lorsque les juges s’étaient réunis, le tribunal était constitué et
tenait ses assises dans l’un ou l’autre sanctuaire ou même au théâtre.
Les débats commençaient par l’appel des parties. Il arrivait que l’une
des parties négligeait de comparaître. Parfois cette circonstance était
prévue dans le compromis. Dans le traité d’arbitrage entre Sardes et
Ephèse on déterminait aussi 7 que, si l’une des parties ne comparais
sait pas devant le tribunal, le jugement devrait être rendu en faveur
de la partie comparaissante, secundum præsentem ; on devait donc
prendre sa réclamation comme guide. Si une amende était prévue
dans le compromis pour le cas de défaut, on en frappait le coupable 8 .
Si rien n’était convenu d’avance, les juges pouvaient s’abstenir
d’examiner l’affaire ; et la plainte tombait, si c’était le plaignant
1 n° LXXIII. — 2 n° LIV : èxpivctpsv êA&óvxec; èm xàv xa>pav. — 3 n° LXX. —
* n° XXXVIII, 1. — 5 page 285. — 6 ot &ixaöxo<f>uAaxi\öavxe(; cívópe¡; ; c’est ainsi
que sont désignés, dans l’affaire n° LXXIII, les hommes nommés par Magnésie.
Dittenberger S 2 n° 928. — 7 n° LXXX : ëôxœ xaxà xòv xapôvxa. Cfr. Frankel ib.
II, page 202. — 8 Cfr. Code de Just. II, 25, 2 : Si contra compromissum adversarius
tuus apud electum arbitrum praesentiam sui lacere detrectaverit, placitae poenae
videtur obnoxius.