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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
les avocats des parties avaient l’occasion de prendre à nouveau la
parole ; mais pour cette réplique on leur donnait un temps plus
court que pour l’exposé principal. Les avocats y cherchaient bien
entendu à détruire la signification des témoignages fournis et du
reste de la documentation.
Lorsque l’affaire avait été ainsi plaidée par les parties et que le
nécessaire avait été mentionné au procès-verbal \ les juges pou
vaient se demander s’ils devaient immédiatement rendre le jugement
ou essayer d’abord de faire intervenir entre les parties une conven
tion volontaire. Nous avons déjà dit 2 qu’il était souvent convenu
dans le compromis que les juges auraient le droit d’organiser une
conciliation, qui bien entendu dépendrait du consentement des parties.
Dans l’affaire d’arbitrage entre Itane et Hiérapytna, les juges,
originaires de Magnésie cherchent à organiser une conciliation. Ils
racontent eux-mêmes que la procédure était terminée ; mais avant de
vouloir trancher l’affaire d’après le droit strict en mettant aux voix,
ils essayèrent d’après les anciens usages d’amener les parties à con
clure une conciliation ; ils mirent en avant un projet de médiation ;
mais la mauvaise volonté réciproque des parties était si grande
qu elles repoussèrent le projet de conciliation ; après cela les juges
ne pouvaient rien faire d’autre que de prononcer le jugement 3 .
Cependant de semblables projets de médiation, mis en avant à
ce moment du procès, furent souvent acceptés par les parties et
mirent ainsi fin à tout le différend. Les trois Mégaréens qui devaient
juger entre la ville béotienne d’Akraiphée et une ville voisine, mirent
ainsi en oeuvre une conciliation pacifique 4 . Dans l’affaire d’arbitrage
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