Full text: L' arbitrage international chez les Hellenes

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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES 
donnée par les deux parties au Roi ou Dynaste en question ; il est 
possible en tous cas, que dans certains cas, il y ait eu là des dé 
cisions demandées par les Samiens. 
Il faut cependant remarquer que le Sénat romain déclare plus 
tard qu’il y avait eu dans cette affaire plusieurs jugements que Priène 
pouvait invoquer en sa faveur. 1 
2. Voilà donc la situation lorsque les Romains se présentèrent 
comme vainqueurs de l’Asie Mineure après la guerre contre Antiochus 
le Grand. En l’an 188 Gn. Manlius Volso reçut la mission de régler, 
secondé par des Légats, la situation de l’Asie Mineure. 2 A ce moment, 
le vieux différend entre Samos et Priène au sujet de Dryussa et 
Carion fut repris et Manlius attribua le pays à Samos. 3 D’après ce 
qui se passa dans la suite, on peut conclure que le jugement de 
Manlius reposait sur une base fragile ; il a sans doute attaché plus 
d’importance au point de savoir comment les Etats en désaccord 
sétaient comportés vis-à-vis de Rome, qu’à leurs droits véritables, 
pour ne pas parler des présents personnels qu’il avait dû très pro 
bablement recevoir. 4 
3. Priène reprit donc le plus vite possible l’affaire, et les parties 
tombèrent d’accord pour faire tranchèr leur différend par l’arbitrage 
de cinq hommes de Rhodes. Une longue inscription malheureusement 
assez mal conservée, qui se trouve sur le mur du temple d’Athéné 
à Priène, parle de cette affaire d’arbitrage. 5 II faut fixer son époque 
vers l’an 180. 6 
1 Inscr. Brit. Mus. 404. Ins. v. Priène n° 40 : Kcù lícsa xpi-njpia xexpipÉva èoti 
Ttsp'x TaÙTi\c; tt\<; x^paç. Gérard 1. c., p. 65, fait fonctionner comme juges le roi An 
tiochus et le dynaste Antiochus - 2 Tite-Live XXXVIII, 39. - 3 Dittenberger 
S 2 n° 315. — 4 Tite-Live XXXVIII, 42, parle de Manlius « pacem pretio ven- 
ditantis». - 5 Corp. Inscr. Gr., n° 2905. Hicks dans In. Brit. Mus. III, n° 403. 
Collitz III, 1, n° 3758. Inschr. v. Priène, n° 37. - 6 On admettait précédemment 
que cette sentence arbitrale avait été rendue vers l’an 240; c’est aussi l’opinion 
de Hicks, 1. c. Sonne 1. c. p. 14; Gérard 1. c. p. 65; Ruggiero 1. c. p. 257. E 
Preuner dans Hermes 29, p. 530 et ss. a montré que ceci devait être erroné • 
on peut le déduire entre autres de ce que le premier des arbitres rhodiens 
Eufaniskos, nous est connu comme proxénos delphien en l’an 185 (Dittenberger
	        
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