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2° Charpentiers, menuisiers, ébénistes, etc.
3° Ouvriers en métaux , mécaniciens, serruriers, ferblantiers, tôliers, chau
dronniers, etc.
h° Etats divers.
Les applications de la géométrie et du dessin sont réparties conformément
à cette division, de façon que chaque élève ait à étudier et à résoudre des
questions qui se rapportent directement à son métier.
Des albums de modèles correspondant à ces mêmes divisions sont publiés.
Habituellement ces cours, destinés spécialement aux ouvriers, sont annexés
aux écoles industrielles ((jewerbe Schule) et aux écoles réelles dont nous par
lerons plus loin.
ÉCOLES INDUSTRIELLES EN PRUSSE.
Sous ce titre on comprend quelquefois en Allemagne des établissements
assez distincts et d’ordre réellement différents. Dans le grand-duché de Rade,
on nomme ainsi des écoles fréquentées le matin par des apprentis (au nombre
de ooo, à Carlsruhe) et dans lesquelles on s’attache à leur donner une instruc
tion élémentaire de sciences particulièrement appliquées à leur profession ;
nous en parlerons plus loin.
Mais, en général, on désigne, sous le nom d’écoles industrielles, des éta
blissements où l’on donne un enseignement scientifique, plus élevé que dans
les écoles bourgeoises et dans les écoles réelles inférieures, dont il sera ques
tion plus tard.
Le but habituel des écoles industrielles en Prusse est de former des
employés pour le commerce, des maîtres et des contre maîtres pour l’industrie,
et de préparer des candidats pour les instituts polytechniques.
Les études y durent ordinairement deux années, et l’enseignement religieux
V a toujours une part convenable.
La rétribution scolaire y est partout fort modérée, et un très-grand nombre
d’élèves en sont dispensés : aussi ces établissements sont-ils partout une charge
assez considérable pour les villes et pour l’Etat qui les soutiennent.
En Prusse, où elles existent depuis i 820 et où leur nombre s’élève aujour
d’hui à 2Ô, leur organisation a reçu, par suite de l’expérience acquise, des
modifications qui les ont amenées è un régime uniforme, qu elles ont du à deux
ministres aussi éclairés que dévoués aux intérêts industriels de leur patrie,
M. W. de Beuth et M. de Von der Heydt.
Nous croyons utile de reproduire ici, presque textuellement, les ordon
nances et les circulaires relatives à cette organisation régulière qui date