Full text: Le problème de la marine marchande

l’kffort nécessaire. 
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un armateur français n’est pas considéré comme navire fran 
çais en dehors des limites du cabotage local; il reste sous 
le coup des lois et règlements applicables à la marine étran 
gère, s’il aborde dans un port français situé en dehors de 
ce rayon, ou si, d’aventure, il se rend dans un port métro 
politain sans avoir obtenu la francisation provisoire. Rien 
de plus simple encore que de décider, par une loi, que la 
francisation définitive pourra être acquise sur place, soit 
auprès de l’administration locale, soit auprès du consul fran 
çais, aux navires étrangers achetés par des Français, soit 
dans nos colonies, soit dans un port étranger situé dans un 
rayon déterminé. 
M. Charles Roux demande enfin, au nom des coloniaux, 
la modification du décret du i” février i8g3, lequel exige, 
pour conduire les machines d’une force supérieure à 3oo 
chevaux, au moins deux mécaniciens brevetés en France, 
l’un de première, l’autre de seconde classe, et qui oblige 
nos armateurs coloniaux à faire venir de France leurs chefs 
mécaniciens. La faculté de les recruter parmi des Français 
domiciliés dans la colonie épargnerait aux armateurs des 
frais considérables. Il serait, du reste, équitable que les 
mécaniciens arrivés dans la colonie avec le brevet de 
deuxième classe pussent obtenir sans se déplacer le brevet 
de la classe supérieure. La présence de ces deuxièmes ou 
troisièmes mécaniciens, aptes à acquérir le brevet de pre 
mière classe, est fréquente dans les colonies que visitent 
régulièrement les paquebots des grandes compagnies et 
les vaisseaux de la flotte. Il serait facile d’instituer, dans 
un certain nombre de ports coloniaux, des commissions 
d’examen dont les éléments s’y trouvent déjà, et qui 
seraient chargées de délivrer les brevets de mécanicien de 
première et de seconde classe. 
Ces mesures, jointes à une protection spéciale des navires
	        
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