PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 505
ment porté à la cause qu’il voulait défendre des
coups plus funestes encore que n’étaient ceux qui
parlaient du camp ennemi. Réclamer des droits pro
tecteurs même pour des objets qui ne peuvent guère
être considérés comme des produits d’une industrie
véritable et qui, en tout cas, ne fournissent pas un
aliment digne d attention aux échanges internatio
naux, tels que de méchants chapeaux de feutre,
des ouvrages grossiers en écorce, paille ou roseau,
des balais, etc., n’était-ce pas éveiller, chez les amis
d’une plus grande franchise d’allures pour le com
merce, la crainte que de pareilles doctrines, si elles
pouvaient jamais prévaloir, ne fissent plus de mal à
la nation que ne pourrait lui faire du bien toute
protection imaginable accordée à l’industrie indi
gène? Le duel entre le libre-échange et la protec
tion Il est sans doute pas encore sur le point de
finir, la lutte paraissant même entretenue par
I exemple de 1 Amérique du Nord, qui a renoncé à
des pratiques douanières libérales, pour retourner
presque à la prohibition et par certaines velléités
rétrogrades qui se sont fait jour en France, à la
faveur, il faut l’ajouter aussitôt, des besoins les plus
impérieux. Mais le moyen d’enlever à cette lutte, en
Allemagne, son caractère acrimonieux, paraît être
delà transporter du domaine spéculatif sur le ter
rain pratique, et de se demander uniquement quelles
sont les entreprises industrielles qui ont besoin
d’y être protégées encore contre la concurrence