Full text: Die Kommunalbesteuerung in Italien

L’INTERVENTION EUROPÉENNE. 12t 
A peine établi sur son trône, Nicolas masse des troupes 
à la frontière du Pruth. Le 17 mars 1826, il adresse à la 
Porte un bref ultimatum : il exige l’exécution des garanties 
promises aux principautés danubiennes, le règlement de la 
question serbe, l’envoi sous six semaines de négociateurs 
turcs à la frontière russe : « passé ce délai, il sera facile 
aux ministres de Sa Hautesse de calculer les conséquences 
de leur refus ». 11 s’abstient de parler des Grecs ; mais com 
bien de temps durera cette réserve? 
L’Angleterre s’inquiète. Wellington est envoyé à Saint- 
Pétersbourg en mission extraordinaire: il offre au tsar 
l’appui du gouvernement anglais en faveur de la Grèce ; il 
prend les devants pour n’être pas dépassé. Le 4 avril, un 
protocole est signé en ce sens : la Grèce sera autonome ; 
mais elle restera une dépendance de la Porte à laquelle elle 
paiera un tribut annuel; la Russie et l’Angleterre offriront 
ou imposeront leur médiation, en s’interdisant tout avan 
tage particulier. 
Mais il ne faut pas que la Porte irrite le tsar et produise 
par son obstination quelque terrible éclat de sa colère. Le 
gouvernement anglais agit auprès du sultan pour qu’il 
donne satisfaction à Nicolas sur la question danubienne 
et l’oblige ainsi à tenir au fourreau son épée impatiente. 
Le sultan comprend ; il envoie des plénipotentiaires à Akker- 
mann, à la frontière. Les ministres russes leur soumettent 
leur ultimatum, n’en veulent rien retrancher; les Turcs 
essaient de traîner les négociations en longueur ; les Russes 
menacent de s’en aller, s’en vont; les Turcs les rappellent 
en hâte, et, sous la menace, signent le 7 octobre la conven 
tion d’Akkermann, « confirmative et explicative du traité 
de Bucharest ». La Russie obtient Soukhoum-kaleh, 
Anaklia, Redout-kaleh en Mingrélie, au pied du Caucase ; 
elle fait proclamer la libre navigation de la mer Noire. La 
Serbie est désormais presque indépendante. La suzeraineté 
de la Roumanie est partagée entre la Porte et la Russie : 
les hospodars, élus pour sept ans par les nobles du pays 
avec le consentement du sultan, ne pourront être déposés 
qu’avec la permission du tsar. 
Nicolas va-t-il se contenter de ce succès ? C'est douteux. 
Il paraît très entreprenant ; il ne retire pas ses troupes des 
rives du Pruth ; il espère évidemment d'autres complica 
tions. 11 a d’autres armées au sud du Caucase : ne ménage- 
t-il pas quelque attaque contre l’empire ottoman par l’Asie
	        
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