gß principes de ¡.’économie politique.
importance pour la question des prolits; car il est évident qu’ils doi
vent être forts on faibles selon que les salaires sont eleves ou a bas
nriv • mais cela ne peut nullement affecter la valeur relative du pois
son et du gibier, le prix des journées devant être au même taux dans
les deux genres d’industrie. Dans le cas où le chasseur voudrait exi
ger que le pêcheur lui doniiiil plus de poisson pour chaque pièce de
gibier, en alléguant qu’il a dépensé une plus grande partie de sa
cha.sse, ou de ce que vaut sa chasse, pour payer les journées de ses
chasseurs, le pêcheur lui répondrait qu’il se trouve précisément dans
le même cas. Par conséquent tant qu’une journée de travail continuera
à donner à l’un la même quantité de poisson, à l’autre la même quan
tité de gibier, létaux naturel de l’échange sera de un daim pour deux
saumons, quelles que soient d’ailleurs les variations de salaires étalé
profits et I accumulation du capital.
Si avec le même travail on obtenait moins de poisson ou plus de
gibier, la valeur du premier hausserait par rapport à celle du second.
Si, au contraire, on prenait avec le même travail moins de gibier ou
plus de poisson, le gibier renchérirait par rapport au poisson.
S’il existait quelque autre objet d’échange dont la valeur lut ima
riable, et que l’on pût se procurer dans tous les temps et dans toutes
les circonstances avec la même (piantité de travail, nous pourrions,
en comparant à cette valeur celle du poisson et du gibier, déterminer
avec précision quelle portion de cette inégalité doit être attribuée a la
cause qui change la valeur du poisson , et quelle portion à la cause
qui change la valeur du gibier.
Supposons que l’argent soit cette mesure invariable. Si un saumon
vaut une livre sterling, et un daim deux livres, un daim vaudra deux
saumons; mais un daim pourra acipiérir la valeur de trois saumons,
!■> dans le cas où il faudrait plus de travail pour se rendre maître
des daims; 2“ dans le cas où il faudrait moins de travail pour pêcher
du saumon; 3° dans le cas où ces deux causes agiraient simultané
ment. Si une pareille mesure, invariable, lidèle, existait, on poni
rait aisément évaluer l’effet de chacune de ces causes. Si le saumon
continuait à se vendre au prix d’une li\re sterling, tandis que le daim
en vaudrait trois, nous pourrions conclure qu’il faut plus de travail
pour se procurer des daims. Si les daims restaient au prix de 2 liv. st.
pendant que le saumon aurait baissé à 13 s. i d., il faudrait certai
nement en conclure que moins de travail est nécessaire pour avoir
du saumon; et si le prix des daims haussait à 2 liv. 10 s., le sau
mon baissant à IGs. 8 d., nous devrions en conclure que les deux