LE PÉROU ÉCONOMIQUE
121
qui utilise le chemin de fer du Gallao à la Oroya, et de là
à travers le département de Junin jusqu’à San Luis de
Shuaro par route muletière, ensuite par la voie centrale
qui conduit à Puerto-Bermudez sur le rio Pichis, affluent
du Pachitea, qui lui se jette dans l’Ucayali, principale
artère de l’Amazone.
Divers autres tracés sont à l’étude, car chacun veut
avoir la voie de son choix, mais quoique toutes soient très
intéressantes, seuls trois de ces itinéraires sont à prendre
en considération. Ce sont : voie du nord, Piura, Huanca-
hamba, Pongo de Manseriche ; ouPacasmayo, Cajamarca,
Moyabamba, Yurimaguas.
La voie centrale dite du Pichis, puis la grande voie
transversale du sud, Mollendo-Arequipa-Cuzco, condui
sant à l’Urubamba.
Devant la nécessité absolue de mettre les riches régions
de la Montana à même d’être pratiquement exploitées et
surtout de créer à ses produits des débouchés vers
l’Atlantique, le gouvernement péruvien fait les plus grands
eflorts pour améliorer ces deux dernières voies qui sont les
plus immédiatement utilisables. Pendant que la Perucian
Corporation poursuit l’exécution de la route du Pichis,
la maison Forga fils, d’Arequipa, construit le chemin de
Guzco à Sihuaniro sur l’Urubamba, et la G ie française
« Pacifique Amazone » est chargée de la route transversale,
Sicuani-Marcapata-Inambari (vers le Madré de Dios).
La voie de l’Urubamba représente une promesse de
prospérité facile et immédiate en même temps qu’une
nécessité puissante pour le développement du département
de Guzco. Toute la vie économique du département
converge vers la vallée de l’Urubamba où se trouvent con
centrés un grand nombre de centres de population d’une
certaine importance.