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LE PÉROU ÉCONOMIQUE
Pour l’instant, c’est la voie centrale qui absorbe tous
les efforts et l’attention du gouvernement. Cette voie cen
trale du Pérou, qui devra résoudre le difficile problème de
mettre en rapide et facile communication la Côte du Paci
fique avec la partie orientale du Pérou, réserve de richesses
naturelles incalculables, est très avancée.
C’est en vue du prolongement futur du chemin de fej
central du Pérou, jusqu’aux rives du rio Pichis, que le
gouvernement péruvien ordonna, dès 1890, la construc
tion du chemin du même nom. Malgré une opposition
tenace (1) et les difficultés que rencontrèrent diverses
expéditions, la voie du Pichis fut définitivement choisie
parce qu’elle devait traverser les régions les plus riches
et les plus peuplées du Pérou central.
XIII. — Voici, à la suite, l’itinéraire que devra suivre
le voyageur pour se rendre de Lima à Iquitos, sur l’Ama
zone, par la voie centrale, la description territoriale et
fluviale de cette voie, et les conditions dans lesquelles le
voyage s’opère actuellement. (Voir tableau, page 123.)
En principe et d’après les indications officielles, la navi
gation à vapeur commencerait à Puerto-Bermudez ; mais
en réalité, le Pachitea ayant un courant violent et sujet à
des variations de régime, même pendant la saison des
pluies, et sans doute aussi parce qu’il ne se fait pas encore
sur la rivière un trafic suffisant, le service est à l’heure
présente incertain et irrégulier. Ce qu’il faut sur le Pachitea
et le Pichis, ce sont des vapeurs calant peu et possédant
une grande puissance. Le gouvernement dispose bien de
quelques vapeurs chargés de transporter les voyageurs,
mais ils sont en très petit nombre et trop souvent occupés
ailleurs.
(1) II s’agissait de iaire adoptei? la voie du Mairo ou celle de
Cajamarca.