LE PÉROU ÉCONOMIQUE
27
La baie de Supe est assez bonne, bien abritée ; malgré
quelque peu de ressac, on peut y jeter l’ancre à une ou deux
encablures de la côte, face aux cabanes de pêcheurs qui y
sont installées. Comme il n’y a pas de wharfs, l’embar
quement des produits de la région se fait au moyen de
petites embarcations.
Huacho est un port de second ordre ; il n’offre qu un
mouillage médiocre sur 8 ou 10 mètres de fond à trois en
cablures de la côte. Ce port possède cependant quelque
importance, car on y trouve en abondance des fruits et
provisions de toutes sortes. L’embarquement se fait au
moyen d’un wharf ; cette opération, des plus faciles par un
temps calme, est pénible par mer houleuse. La ville se
trouve située à un mille au nord du port.
Le port de Chancay, qui vient ensuite, est composé de
deux rades, mais le mouillage y est très mauvais. La
ville, qui est desservie par le chemin de fer de Lima, est
située à 2 milles du port sur une élévation de terrain.
Ancon, qui est à 18 kilomètres de Chancay, offre un
excellent ancrage ; on débarque facilement sur une plage
tranquille et sablonneuse ; il est aussi desservi par le che
min de fer de Lima, qui n’est éloigné que de 26 kilomètres.
Au sud du Callao, dont nous parlerons dans un chapitre
spécial, se trouve le port de Quilca ; le débarquement y
est assez facile ; la gorge, la rivière, la vallée et la baie
portent le même nom. La vallée est des plus fertiles et
bien cultivée.
Islay, qui vient ensuite, est un des ports d’Arequipa.
Le fond du port est rocheux et il n’existe pas de plage. Le
meilleur mouillage d’islay se trouve à Matarani, au
nord-est de la baie. Les exportations de ce port consistent
en laine de brebis, d’alpaca, de vigogne, de llama ; cuivre,
argent, plomb, étain ; cacao, chocolat, café et cascarilla