Full text : Der Wirtschaftskrieg

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taires  empechbs,  la  marche  des  affaires  des  maisons
placbes  sous  la  main  de  justice.  En  principe  eile  a
nn  caractere  purement  conservatoire  et,  si  ees  sdquestres
sont  qualifiös  ponr  accomplir  des  actes  de  gestion,
c'est  uniquement  a  l’effet  de  recevoir  les  somraes
ddpendant  de  l’actif  dont  ils  ont  la  garde  et  d’acquitter
le  passif  correspondant;  ils  ne  sauraient,  en  regle
gbnörale,  aller  an  dela  et  normalement  la  mise  sous
sdquesfre  a  ponr  consdquence  de  faire  cesser  les
opdrations  de  la  maison  ä  laquelle  eile  s’applique.
Mais  si  la  survie  pnre  et  simple  d’nne  maison
allemande  ou  austro-hongroise  est  incompatible  avec
Eexistence  du  sdquestre,  sa  fermeture  immddiate  et
totale  serait,  en  certains  cas,  de  nature  ä  compromettre
plus  on  moins  grayement  des  intörets  frangais  dignes
de  sollieitude,  et  la  sauvegarde  de  ces  intörets  pent
exiger,  au  moins  ä  titre  temporaire  et  dans  des
limites  ä  döterminer,  la  continuation  de  l’entreprise
ou  de  Exploitation  commerciale,  industrielle  on  agricole.
C’est  ainsi  qne,  par  ma  eircnlaire  du  21  octobre,
j’ai  admis  qne  la  mise  sons  sdquestre  ne  fait  pas
obstacle  ä  ce  qne  les  btablissements  allemands  ou
anstro-hongrois,  dont  les  produits  sont  utilisös  ponr
les  besoins  de  nos  arinöes,  soient  maintenus  en  activitö
en  Tue  de  subvenir  anx  nöcessitds  de  la  döfense
nationale  et  d’aocord  avec  l’autoritö  militaire  ou
maritime,  seit  qne  celle-ci  continne  Exploitation  en
gestion  directe  ou  qn’elle  procöde  par  voie  de  röquisition.

Mais  les  intöröts  de  la  dbfense  nationale  ne  sont
pas  les  seuls  qui  puissent  justifler  nne  certaine  Prolongation ­
  des  opdrations  des  maisons  placbes  sons  sdquestre.
II  peu  y  avoir  lien,  snivant  les  circonstances,  de
recourir  b  la  möme  mesure  ponr  prdserver  les  intdröts
de  la  main-d’oeuvre  frangaise  ou  des  creanciers  frangais.
Mon  attention  a  btd  bgalement  attirbe  sur  le  cas
ou  nne  maison  allemande,  autrichienne  on  hongroise
fabriqnerait  des  produits  indispensables  ä  Eindustrie
frangaise,  qui  serait  hors  d’btat,  dans  les  circonstances
actuelles,  de  se  les  procnrer  ailleurs.  La  continuation
de  1  exploitation  apparaissant  alors  comme  commandee
par  l’intbröt  national  ne  saurait  soulever  d’objections
dans  la  mesure,  du  moins,  oü  eile  est  susceptible  de
servir  cet  intbröt.
Dans  ces  diverses  hypothöses,  Eapplication  du
sdquestre  doit  se  concilier  avec  le  sonci  des  intdrets
frangais  anxquels,  sans  certains  mbnagements  ou  temperaments.
  on  risque  de  prbjudicier.  Mais,  si  en  pareil
cas  la  Prolongation  du  fonctionnement  des  maisons
allemandes,  antrichiennes  ou  hongroises  pent  etre
admise  c’est  a  la  condition  que,  tont  ä  la  fois,  quant
ä  sa  durde  et  quant  a  la  nature  des  opdrations  h
poursuivre,  eile  seit  maintenue  dans  des  limites
strictement  dbterminbes.
Au  surplus,  eile  ne  saurait  dbpendre  de  la  simple
apprbciation  des  sdquestres  et  eile  doit  ötre  subordonnbe
a  nne  antorisation  expresse  donnde  par  les  prdsidents
des  tribnnaux  civils  sur  rdquisitions  des  parquets  qui
auront  sein,  avant  de  formaler  leurs  propositions,  de

s’entouier  de  tons  avis  utiles.  Les  ordonnances,  en
vertu  desquelles  les  prdsidents  accorderont  cette  antorisation, ­
  en  fixer  ont  les  conditions  d’une  sagen  prdcise.
Si  le  fonctionnement  d’un  etablissement  allemand,
ausrichten  ou  hongrois,  est  prolongd  au  delä  de  sa
mise  sous  la  main  de  justice,  le  choix  de  l’administrateur
  sdquestre  doit  porter  sur  une  personne  ayant
les  connaissances  professionnelles  ndcessaires  ponr  gdrer
la  maison  dans  des  conditions  satisfaisantes  on,  si  le
sdquestre  ddsignd  est  nn  administrateur  jndiciaire  de
carridre  ou  nn  agent  des  domaines,  l’adjonction  d’un
collaborateur  technique  s’imposera.
La  surveillance,  qu’il  imcombe  anx  prdsidents  des
tribnnaux  civils  et  anx  parquets  d’exereer  sur  les
administrateurs  sdquestres,  devra  se  faire  particulidrement
  dtroite  lorsqne  ceux-ci  auront  ä  assurer,  dans
certaines  limites,  le  maintien  en  activitd  de  maisons
allemandes  ou  austro-hongroises,  et  eile  devra  tendre
notamment  ä  empdcher  que,  dans  la  continuation  des
opdrations  de  ces  maisons,  les  administrateurs
sdquestres  ddpassent  les  bornes  qui  leur  ont  dtd  assigndes.
Je  compte  sur  votre  vigilance  ponr  tenir  la  main
k  l’observation  des  prdsentes  instructions,  que  je  me
rdserve,  s’il  y  a  lieu,  de  prdciser  et  de  compldter.
Circulaire  ministerielle  du  4  novembre  1914,
Relative  au  contröle  des  sdquestres
des  biens  des  s  u  j  e  t  s  a  11  e  m  a  nd  s,  autricbiens
o  u  hongrois  (Journ.  off.  du  5  novembre  1914).
Bordeaux,  le  4  novembre  1914.
/
Le  garde  des  sceaux,  ministre  de  la  justice,  ä  MM.
les  premiers  prdsidents  des  cours  d’appel  et  procureurs
gdndraux  prds  lesdites  cours.
L’attention  vigilante  des  prdsidents  des  tribnnaux
civils  et  des  procureurs  de  la  Rdpublique  ne  saurait
trop  dtre  attirbe  sur  le  contröle  auquel  ils  ont  a
soumettre  les  opdrations  des  administrateurs  sdquestres
des  biens  des  sujets  allemands,  autrichiens  et  hongrois.
M.  le  ministre  des  finances  a  admis,  en  principe,
que  l’administration  des  '  domaines  serait  appelbe  ä
participer  ä,  ce  contröle  dans  des  conditions  et  fortnes
qui  seront  trds  prochainement  ddtermindes.
Mais  Eaction  de  cette  administration  ne  fera  que
s’ajouter,  eile  ne  se  substitnera  pas  ä  celle  de  la  justice
ä  qui  in  comb  e  le  devoir  de  surveiller  ses  mandataires.
Les  procureurs  de  la  Rdpublique  et  les  prdsidents
des  tribnnaux  civils  n’ont  pas  rempli  tout  leur  office
lorsque  les  premiers  ont  requis  la  nomination  d’un
sdquestre  et  les  seconds  fait  droit  h  cette  demande.  Ce
serait  une  erreur  non  moins  grave  de  croire  que  la
justice  n’a  de  comptes  a  demauder  &  ses  mandataires
qu’d  la  Ün  de  leur  gestion  et  que  dans  Eintervalle
ils  sont  affranchis  de  tonte  autoritö  et  libres  de  proceder
  comme  ils  Eentendent.
Les  prdsidents  et  les  parquet  ont  ä  suivre  pas  ä
pas  les  opdrations  des  administrateurs  sdquestres.
            
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