Full text: Oeuvres complètes

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KÉPONSE AUX OBSERVATIONS DE M BOSANQÜET. 
tion. Les émissions d'un papier non conversible en (*spèces sont régies 
par les mêmes principes et déterminent les mêmes conséquences que 
si la Banque, propriétaire de la mine, ne livrait que de l’or à la circula 
tion. Quel que soit le rapport des accroissements de l’or, sa dépré 
ciation multipliera les emprunteurs au même degré. Et le prin 
cipe s’applique aussi justement au papier. Si la dépréciation de la 
monnaie est assez considérable, le papier, quelqu'abondant qu’on le 
suppose, pourra toujours être absorbé, et les résultats seront les mê 
mes, que la Banque achète les marchandises avec scs propres billets, 
ou qu’elle escompte les signatures de ceux qui les appliqueront au 
même but. 
Les conséquences que M. Bosaiiquet a énumérées se présenteraient 
cliectivement, si l’on admettait qu’une somme déterminée pût être, 
seule et sans adÆtiou, employée dans la circulation. Mais je nie qu’il 
puisse exister un excédant ainsi condamné à la stérilité par 1 absence 
de placements avantageux ; excédant qui se dirigerait alors nécessai 
rement vers la Banque, en paiement d effets déjà escomptés, ou qui 
paralyserait, jusqu’à concurrence de cette somme, les demandes en 
avances de fonds. 
Si la monnaie pouvait conserver la même valeur, indépendamment 
de l’abondance des émissions, ces conséquences seraient réelles; mais 
comme son entrée dans la circulation détermine aussitôt une dépré 
ciation, la somme supplémentaire conservera son murs par le fait 
des débouchés qui lui sont ouverts. 
Reportons nous à l’eflcl que produirait l’établissement d’une ban 
que appuyée sur un crédit universel, dans un pays où la eirculation 
serait complètement métallique. 
Cette banque escompterait des cITcts ou ferait des avances au gou 
vernement, comme le fait la nôtre. Si le principe que défend M. Bo 
sanquet est exact, ses billets devraient lui revenir aussitôt après leur 
émission; car la masse des agents métalliques étant auparavant suf 
fisante pour les mouvements commerciaux du pays, cette quantité ad 
ditionnelle de monnaie se trouverait sans emploi possible. Mais ceci 
est contraire, à la fois, à la théorie et à l’expérience. l,es émissions de 
la Banque comme aujourd’hui, ne déprécieraient pas seulement la 
monnaie, mais encore la valeur des lingots, ainsi que j’ai essayéde 
l’exposer, l a tentation de les exporter s’éveillerait aussitôt, et I affai 
blissement de la circulation lui restituerait sa valeur première. 
I.a Banque multiplierait ses émissions et les mêmes effets sereprodiii- 
raient ; mais dans aucun cas on n’aurait à constater un excès sullisan 
pour entraîner les porteurs de billets à les renvoyer a la Banque en 11-
	        
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