LES GRANDES LIGNES DE L’ÉVOLUTION
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cèrent les cordes en fibres, les sous-produits du charbon
et du zinc firent abandonner les couleurs provenant
de la garance et des feuilles de pastel. Cette
substitution des produits du règne minéral aux produits
du règne végétal et la diminution relative de la
production agiicole forcèrent l’industrie belge à chercher
en dehors de ses frontières la matière première
En 1835, la Belgique n’importait pas une seule tonne
de minerai. En 19Û4, elle a acheté au dehors pour
plus de 30 millions de minerai de fer et 94 1/2 millions
de minerai de zinc, de plomb et d’autres métaux,
soit ensemble pour 125 millions de francs. Les importations
de lin ont crû dans le même laps de temps de
923.800 à 150.559.950 francs et celles de la laine de 15
millions à 153 millions...
Les minerais qui affluent en Belgique sont préparés
et fondus, puis revendus sous forme de lingots, de
rails, de poutrelles, de barres, de mécaniques et de
machines. Les matières textiles sont lavées, filées, tissées,
façonnées et après avoir retenu ce qu'exige la
consommation intérieure toujours grandissante, le fabricant
expédie le surplus au-dehors et jusque dans les
pays qui ont fourni la matière première.
En 1835, la Belgique exportait pour 5 millions de
métaux, en 19J4 pour 303 millions. Elle revendait à
l’étranger pour 4 millions de machines et mécaniques ;
e'ie en vend pour 113 millions. Pour le fil de lin, les
exportations ont passé de 1 313.000 francs à 93.697.080 ;
pour la verrerie de 1.209.000 à 75.438.567. La Belgi