158 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE
dant longtemps le charbon de bois resta à un taux
modéré.
Quoiqu’il en soit, la banne de charbon de bois (1.200
a 1.300 kil.) monta en 1849, dans la province de Namur,
de 45 à 80 et même 85 francs (1).
Ce qui porta un coup mortel à la métallurgie au bois
et donna en même temps l’élan à la nouvelle fabrication,
ce fut l’établissement de plusieurs grandes sociétés
qui, animées de l’esprit de progrès, créèrent immédiatement
de vastes usines et montrèrent à la vieille
forgerie, attachée à la routine, la supériorité de l’emploi
du coke dans le traitement du minerai (2).
De même, dans les autres industries, la glacerie par
exemple, le charbon remplaça le bois comme combustible
(3).
A côté de la houille, vinrent se placer les autres produits
du sous-sol. L’industrie des métaux qui, en 1846,
donnait de l’occupation à moins de personnes que les
industries alimentaires et textiles, les a devancées en
1896.
L’épanouissement des chemins de fer, la nécessité de
la construction de maeh’nes gigantesques a nécessité
un emploi plus considérable des métaux. Le fuseau, le
métier à tisser, la navette, la poutre et la charpente
en bois firent place à des constructions en fer
et en acier. L’émaillerie et la ferblanterie causèrent
la ruine de la boissellerie, des câbles en métal rempla-(1)
Ib. p. 21.
(2) Ib. p. 18.
(3) Le Val St Lambert, j). 13.