LES GRANDES LIGNES DÈ L’ÉVOLUTION
157
La lutte entre les procédés au bois et au coke a été
très vive et pendant plusieurs années, dans la sidérurgie,
les concurrents se disputèrent pied a pied le terrain,
sur certains marchés intérieurs. D’après un rapport
présenté à la fin de novembre 1837 par Nothomb
à la Chambre des représentants, sur 89 hauts fourneaux
en activité il y en avait encore à cette époque en
Belgique, 66 au charbon de bois et 23 seulement au
coke (1).
La forgerie au bois a eu ses ardents partisans qui
crurent à son maintien et plus tard à son réveil, s’imaginant
qu’on ne pourrait se passer de ses produits et
que leur qualité en rendrait toujours l'emploi indispensable.
Mais la cherté du bois nécessita l'adoption
des méthodes nouvelles.
Malgré ses 125.000 hectares de bois, la province de
Namur pouvait à peine fournir les deux tiers du combustible
végétal nécessaire à ses usines. Celles-ci devaient,
à grands frais de transport, aller compléter
leurs approvisionnements dans le Luxembourg, où pen-Ouvriers
1846
1896
Anvers
40
—
Brabant
—
1351
Flandre orientale
—
—
Flandre occidentale
—
21
Hainaut
3581
11.498
Liège
2651
10.200
Limbourg
—
—
Luxembourg
126
533
Namur
3.401
20
Royaume
9.799
23.623
(î) Emile !■ tainier. Histoire commerciale de la métallurgie dans le <iistrict
de Charleroi de 1829 à 1867, p. 23.