LA DÉCADENCE DU MÉTIER
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leurs propres fabriques de portes et de fenêtres. (1)
Sur toutes ces tendarces d’évolution, la Commission
Nationale ne nous dit rien du tout. Mais le recense
ment de 1896 nous montre qu’en Belgique aussi, l’en
treprise combinée se développe dans l'industrie du ba
timent. Ainsi, parmi les entreprises en activité com
prenant plusieurs divisions industrielles, figurent :
un établissement de maçonnerie combinée avec une
scierie de bois et un atelier de menuiserie (v. Y. p. 532) ;
un atelier de marbrerie rattaché à une ébénisterie
(v. V. p. 534) ;
une entreprise d’asphaltage complétée par un atelier
de menuiserie mécanique (v. V. p. 540) ;
quelques entreprises de construction de travaux de
voirie avec scieries mécaniques (v. V. p. 542).
La difficulté de surveillance ne rend nullement im
possible, comme on le prétend souvent, la très grande
entreprise dans l’industrie de construction. Parmi les
j « entreprises simples », occupant 1000 ouvriers au
moins, il se trouve une entreprise de construction de
bâtiments (Rec. 1896, v. XVIII, p. 160).
Ces grands établissements causent partout la ruine
des petits artisans. Le public préfère s’adresser à des
entrepreneurs qui font tout l’ouvrage qu’à des artisans
dont chacun ne sait achever qu’une partie de la beso
gne.
Voici ce que dit à ce sujet l’Association des patrons
métallurgistes St Eloi de Malines : « Précédemment la
(1) W. Somb.vrt : Der moderne Kapitalismus, 1. c. v. I, p. 561.