LA DÉCADENCE DU MÉTIER
237
tableau, la rubrique « ébénistes, sculpteurs « (1846)
étant différente de « ébénisterie line et ordinaire, meu
bles et sièges » (1896).
Le métier de ferblantier est actuellement dans un
certain marasme, à cause de la concurrence que
lui font les émailleries (1).
Le charron ne fabrique plus les instruments aratoi
res et les véhicules ; il ne fait que les réparations.
*
* *
En résumé il est faux de dire, qu’à côté de certains
métiers qui disparaissaient, il y en a d'autres qui se
développent. La décadence du métier est générale :
la fabrique poursuit partout sa marche victorieuse.
Si la statistique ne rend pas compte de ce phéno
mène, c’est pour des raisons spéciales.
11 ne faut pas oublier que le capitalisme ne pro
gresse que par étapes ; qu’il n’acccapare pas dès le
début toute la production d’une industrie. Il a com
mencé par enlever au tailleur la confection des vête
ments ordinaires et plus tard seulement celle des vê
tements ^ Higli Class Dans les industries du bâti
ment, il a englobé l’artisan dans la production capita
liste, en lui laissant une apparence d’indépendance
Dans la cordonnerie, la fabrication des tiges fut en
levée au métier vers 1870, le reste beaucoup plus tard.
Aujourd’hui, le cordonnier est réduit au rôle de save
tier ; de même qu’au serrurier, au charron, au forge-
(I) Ib. v. V. p. 200.