Full text : L'évolution industrielle de la Belgique

LA  DÉCADENCE  DU  MÉTIER

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tableau,  la  rubrique  «  ébénistes,  sculpteurs  «  (1846)
étant  différente  de  «  ébénisterie  line  et  ordinaire,  meubles ­
  et  sièges  »  (1896).
Le  métier  de  ferblantier  est  actuellement  dans  un
certain  marasme,  à  cause  de  la  concurrence  que
lui  font  les  émailleries  (1).
Le  charron  ne  fabrique  plus  les  instruments  aratoires ­
  et  les  véhicules  ;  il  ne  fait  que  les  réparations.
*
*  *
En  résumé  il  est  faux  de  dire,  qu’à  côté  de  certains
métiers  qui  disparaissaient,  il  y  en  a  d'autres  qui  se
développent.  La  décadence  du  métier  est  générale  :
la  fabrique  poursuit  partout  sa  marche  victorieuse.
Si  la  statistique  ne  rend  pas  compte  de  ce  phénomène, ­
  c’est  pour  des  raisons  spéciales.
11  ne  faut  pas  oublier  que  le  capitalisme  ne  progresse ­
  que  par  étapes  ;  qu’il  n’acccapare  pas  dès  le
début  toute  la  production  d’une  industrie.  Il  a  commencé ­
  par  enlever  au  tailleur  la  confection  des  vêtements ­
  ordinaires  et  plus  tard  seulement  celle  des  vêtements ­
  ^  Higli  Class  Dans  les  industries  du  bâtiment, ­
  il  a  englobé  l’artisan  dans  la  production  capitaliste, ­
  en  lui  laissant  une  apparence  d’indépendance
Dans  la  cordonnerie,  la  fabrication  des  tiges  fut  enlevée ­
  au  métier  vers  1870,  le  reste  beaucoup  plus  tard.
Aujourd’hui,  le  cordonnier  est  réduit  au  rôle  de  savetier ­
  ;  de  même  qu’au  serrurier,  au  charron,  au  forge-(I)
  Ib.  v.  V.  p.  200.
            
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