98 — LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L'OCCUPATION ALLEMANDE
Pour la catégorie B : le dessin géométrique à main levée et avec
instruments, et la technologie théorique correspondant aux divers
métiers et professions ;
Pour la catégorie C: le dessin appliqué à chaque profession ou
industrie, et la technologie théorique et pratique correspondant
aux divers métiers et professions ;
Pour la catégorie D: des matières choisies dans un tableau de
cours complémentaires d’utilité générale ou de culture civique ;
Pour la catégorie E : des cours choisis par les intéressés, et qui
comportaient, en ordre principal : la comptabilité générale, la comp-
tabilité spéciale à certaines industries ou professions, le droit com-
mercial, la géographie commerciale, la correspondance dans les lan-
gues nationales et étrangères, la sténographie, la dactylographie ;
Pour la catégorie F : des cours théoriques, comptabilité domestique,
économie domestique, hygiène en général, hygiène féminine, puéri-
culture et des cours pratiques: raccommodage et couture, coupe,
confection et lingerie, cuisine, lavage et repassage, entretien et
esthétique de la maison.
Le règlement énumérait enfin une série de matières qui devaient
faire l’objet de cours complémentaires, à ajouter selon les circons-
tances locales, aux matières principales de l’enseignement notamment
pour parfaire le nombre d’heures requis. C’étaient en premier lieu,
les matières spéciales suggérées par les associations patronales et
ouvrières, puis : notions d’arithmétique, d’algèbre et de géométrie,
éléments de physique, de chimie, de mécanique, géographie com-
merciale et industrielle, hygiène en général, hygiène professionnelle,
hygiène dentaire, les lois ouvrières, l’anti-alcoolisme, l’économie
industrielle, des notions de droit commercial. On y avait inscrit aussi
des notions de droit constitutionnal belge, mais au dernier moment,
on supprima cette matière pour ne pas susciter l’opposition de l’admi-
nistration allemande.
Il était entendu d’ailleurs que ces règles n’étaient qu’indicatives
que les Comités avaient toute latitude pour organiser des programmes
de cours aussi complets et aussi variés que possible.
La durée maxima de fréquentation des cours, la durée obligatoire,
bien entendu, était fixée à deux heures par jour durant toute la
semaine, les dimanches et jours fériés exceptés.
Il entrait évidemment dans les intentions du Comité que les cours
se donneraient dans les écoles et institutions existantes aux heures
libres. Aussi, les Comités locaux étaient chargés de s’entendre avec
elles pour l’organisation des cours et l’utilisation du matériel scolaire.
Les Comités locaux devaient en outre faire un règlement spécial,