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100 LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L’OCCUPATION ALLEMANDE 
Le Comité accordait aux Comités locaux et régionaux pour être 
répartis entre les professeurs et sur leur demande, les subventions 
ci-après : 
Par semaine de cours, si ceux-ci comportaient : 
2 ou 3 heures de leçons, 4 francs ; 
4 ou 5 heures, 5 francs ; 
6 heures et plus, 6 francs. 
Cette allocation n’était évidemment pas une rémunération adé- 
quate des services rendus et l’on espérait que la plupart des profes- 
seurs y renonceraient et prêteraient leur concours gratuitement. 
On voulait surtout ne pas s’engager dans des dépenses qui pouvaient 
s’élever énormément, et l’on se réservait, si besoin était, d’accorder 
des augmentations d’indemnités. 
Le Comité accordait en outre pour l’achat des fournitures d’école 
un crédit qui ne pouvait dépasser 2 francs par élève pour une fréquen- 
tation de 25 semaines de cours. 
Le règlement prévoyait aussi que des subventions spéciales pour- 
raient être accordées pour les cours spéciaux nécessitant des frais 
considérables d’organisation. 
Ces mesures, arrêtées par la Commission du Chômage-Capacitariat, 
furent décidées en principe par le Comité National et communiquées 
officieusement en juillet 1915 aux Comités provinciaux. Elles étaient 
tellement sympathiques à tout le monde, que dans plus d’une province, 
on n’attendit pas la publication du règlement pour le mettre en 
vigueur. 
C’est ainsi que dans la Province de Liége, le rapport du mois de 
juillet auquel nous avons déjà fait allusion annonçait que des cours 
pour chômeurs étaient ouverts dans plusieurs communes. Dans un 
district du pays de Herve, les cours de dessin annoncés avaient reçu 
tant d’inscriptions qu’il avait fallu penser à doubler les classes. 
A côté des communes, de grands établissements industriels organi- 
saient également un enseignement professionnel. Le Comité provincial 
avait constitué un Comité d’enseignement pour chômeurs, composé 
d’un Comité directeur, pris dans le sein du Comité provincial et de 
trois commissions consultatives d’hommes particulièrement com- 
pétents en matière d’enseignement. L’une devait s’occuper de 
l’enseignement élémentaire, l’autre de l’enseignement technique pour 
hommes et la troisième de l’enseignement technique pour femmes. 
La Ville de Liége avait pris les devants. Le Comité local y avait 
désigné une Commission spéciale, où se rencontraient des repré- 
sentants de l’enseignement officiel et de l’enseignement libre, arrêté 
un règlement, commencé l’enquête sur le degré d’instruction des
	        
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