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duquel on perd tout droit de propriété sur les mines qu’on
a découvertes.
Il faut aussi ajouter un détail qui a sa valeur, c’est que
nombre de mines sont connues, mais qu’on ne les fait pas
enregistrer pour n’avoir pas à payer d’impôt quand on ne
veut pas les exploiter faute de capitaux. En outre, un
grand nombre d’habitants exploitent des gisements et
tirent parti des minerais, sans faire de déclaration et sans
prendre légalement possession des mines; ils extraient
des métaux où ils veulent et comme ils peuvent, sans que
personne cherche à les empêcher. C’est ainsi que dans la
riche région de Pluaillay, district de la province de
Cerro de Pasco, cette situation commence à se modifier,
car devant l’importance prise par la région, nombre
d’étrangers ont dénoncé des mines et commencent à les
exploiter; les Péruviens de cette contrée devront les
imiter s’ils ne veulent pas perdre le bénéfice de leurs
découvertes.
V. — De tous les métaux, c’est l’argent qui semble dis
tribué avec une véritable profusion au Pérou. On le trouve
dans la Costa, associé au plomb, à l’antimoine, au cuivre ;
dans la Sierra, où les gisements sont tellement riches
fiu’on le trouve presque à l’état natif, dans les importants
centres miniers de Hualgayoc, Recuay, Cajatambo,
Yauli, Castrovirreyna, Huancavelic'a, Puno, Caylloma
et l’étonnant autant que merveilleux Cerro de Pasco, qui
présente une véritable masse métallique d’une richesse
prodigieuse. En outre du Cerro de Pasco proprement dit,
toute la région, jusqu’à 10 kilomètres à l’entour de sa base,
recèle des mines de cuivre, d’argent, de charbon, d’or
même, qui fait de ce centre la région la plus colossalement
riche du globe.
VI. — Depuis 1630, année où fut découvert le Cerro