HO l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
eussions auxquelles il donna lieu, mirent bien en
évidence la divergence de vues qui séparait les par
lementaires, alors même qu’ils se plaçaient de part et
d’autre sur le terrain de la réalisation de la pensée
hollandaise. Les instructions données à M. deScherff
présupposaient en effet l’admission du Luxembourg
dans le Zollverein à titre de membre indépendant,
tandis que la Prusse pensait au contraire retirer au
grand-duché son administration douanière propre,
dont elle se méfiait, et à plus forte raison lui refuser
un vote individuel. Mais au différend sur ce point
essentiel venaient s’enjoindre d’autres sur des points
secondaires, tels que celui se rattachant aux droits
d’octroi établis à Luxembourg, qui ne pouvaient
subsister comme par le passé, sans que leur main
tien se traduisît par une véritable barrière à l’in
térieur.
On était donc assez éloigné de s’entendre, quand,
en juillet 1840, le cabinet de la Haye se montra dis
posé à introduire dans le Luxembourg la taxation
prussienne sur les objets de consommation inté
rieure, tels que vin, môut, eau-de-vie, etc., etc., et à
se soumettre aux exigences du contrôle unioniste en
agréant un directeur des douanes prussien à la tète
de l’administration douanière à former dans le
grand-duché. En même temps son arrêté du 20 juil
let 1840 édictait pour le Luxembourg un nouveau ta
rif douanier, qui concordait sur les chefs les plus
importants avec le tarif de l’Association