116 l’alliímagne économique.
production et la consommation lui valussent des
gains considérables, la source des bénéfices qu’a
vait procurés le trafic des marchandises étran
gères, tarit peu à peu, car l’importation perdit,
sinon en étendue, au moins en signification rela
tive, et il se forma graduellement une exportation
importante, dont le produit alla en majeure partie
au fabricant, qui se mit lui-même en quête de mar
chés forains, et apprit à se passer d’agents intermé
diaires. Aussi, à mesure que l’industrie devint plus
prospère, et formula ses prétentions quelquefois un
peu excessives, elle provoqua l’antagonisme de ceux
qui importaient, et qui surent attacher à leur cause
bon nombre de consommateurs, et c’est ainsi qu’en
tre les droits protecteurs et la liberté commerciale
éclata une guerre, qui s’alluma tout d’almrd dans
les conférences de Stuttgard saisies de la question
et qui ne tarda pas à développer un vaste incendie,
où le Zollverein faillit périr à diverses reprises,
jusqu’à ce que dans les derniers temps elle eût pris
un cours nouveau et plus paisible qui la conduira
sans doute insensiblement à son terme.
Le branle à tout ce mouvement avait été donné
par une crise dans la production du fer, crise qui
s’était manifestée en Angleterre, où le placement de
ce métal avait subi un brusque arrêt, par suite du
quel les producteurs en jetèrent de grandes masses
sur le continent à des prix très-modérés. L’indus
trie rhénane du fer, qui se ressentit la première de