152 l’allemagne économique.
^ais œil l’accession de l’Autriche, par celle raison
que la Prusse, pleine de ménagements au début
pour les préjugés dynastiques et les susceptibilités
particulières, commençait à faire sentir le poids
de sa supériorité, et avait, lors des négociations
qu’occasionna le premier i-enouvellement des traités,
élevé des prétentions qui donnaient fort à
rétléchir. Mais, en présence des résultats financiers
si considérables du Zollverein, ces États
eux-mêmes ne pouvaient pas ne pas appréhender
l’intrusion autrichienne, qui, s’effectuant sur la
base des pactes conclus jusque là, eût produit un
amoindrissement notable dans les revenus. Tandis
qu’au sein du Zollverein les recettes brutes, rapprochées
de la population, représentaient 1 tbaler environ
par tête, elles n’atteignaient même pas en
Autriche la moitié de ce cbitfre, malgré les droits
de beaucoup supérieurs, qui y avaient cours. Que si
le contrat d’association devait se former sous la sauvegarde
des bénéfices advenus auparavant, il fallait,
pour réaliser ce desideratum, recourir à tant d’entraves
commerciales et instituer tant de contrôles,
que les avantages économiques à retirer de l’agrégation
nouvelle devenaient on ne peut plus problématiques.
Les préoccupations de la Prusse eussent été d une
nature dilféreute. Comme en effet l’Autriche, par
suite de son système prohibitif et de la politique
malhabile, observée par elle dans les choses fédéra-