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L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
par leur importance, avec les modérations de droits
qu’elle consentait sur le cuivre, le fromage et le bétail,
on déclara ne vouloir laisser tomber les résolutions
de Stuttgard qu’autant qu’une satisfaction
complète serait promise sur les cinq points particulièrement
précisés. En conformité de cette détermination,
le ministère prussien fit le 5 décembre
1845 une réponse définitive à la note du 30 décembre
1844, réponse de laquelle il résultait que le
Zollverein, au regret de ne pouvoir suivre sur des
offres trop dépourvues encore d ampleur, verrait
avec plaisir la France luien soumettre de nouvelles
plus acceptables. Mais la manifestation que sollicitait
cette réponse n’eut pas lieu, et rien ne paraissait
désormais devoir être changé au statu quo, quand
un décret du 10 juin 1848 vint encore empirer
les relations réciproques, parcela qu’il élevait
de 50 centimes toutes les primes d exportation
existant en France, entre autres celles destinées aux
fils et aux étoiles de coton, ainsi qu’aux fils et aux
étoffes de laine et accordait aussi de nouvelles primes
à l’exportation des fils et tissus de lin et des
articles de soieries. Sur des plaintes formulées à cette
occasion par les fabricants allemands, les gouvernements
composant l’union douanière résolurent de
surtaxer d’une manière correspondante ceux de nos
articles d’exportation, entrant dans le Zollverein,
sur lesquels il avait été alloué des primes. H est vrai
que le ministre de France à Berlin ayant fait savoir