rÉiuoDE DE 1854 A 1865. 287
britanniques. Le commerce le long des côtes n’était
concédé qu’à des bâtiments nationaux. Il n’y avait
quepar bâtimentsnationauxou par bâtimentsdu pays
producteur et importateur que pouvaient être introduitsles28
principaux articles delà production européenne
(dits the enumerated articles) à savoir : les
mâts, les bois de construction, les planches, le goudron,
le chanvre, la stéarine, le lin, le raisin de Corinthe,
le raisin sec, les figues, les prunes, l’huile
d olives, le blé, le vin, l’eau-de-vie, le tabac, la laine,
le sumac, la garance,la soude, le soufre, l’écorce de
chêne, le liège, les oranges, les limons, les graines
de lin, de colza et de trèfie; et il en fallait dire autant
de toutes les variétés d’objets manufacturés, que
1 on considérait comme des produits du pays qui les
fabriquait et les importait; seulement quand de pareilles
marchandises étaient amenées sous pavillon
étianger, celui-ci était assujetti à un péage plus ou
moins élevé, qui lui rendait difficile sinon impossible
la lutte avec les vaisseaux anglais, taxés moins luur-«lement
ou même complètement exempts de droits.
Si des biens de contrées étrangères pouvaient être
transportés dans les colonies anglaises sur les
bâtiments du pays producteur et exportateur, les
bâtiments anglais étaient exclusivement autorisés à
opérer la translation en Angleterre d’articles provenant
de ces colonies. Les biens de provenance
asiatique, africaine et américaine étaient astreints
pour leur entrée à l'entremise de navires britanni-