328 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE,
les propositions à nous faites par la Grande-Bretagne
et la Belgique en vue de négociations commerciales,
ces puissances ne comptent nullement sur
la retouche de nos conventions avec la France. Au
point de vue des intérêts économiques, nous avons
dû tenir uii plus grand compte de ce double avantage
que de l’aiteinle portée à tels ou tels de ces intérêts
par suite de quelques réductions de droits. •>
L’habile ministre se prévaut ensuite des intérêts
financiers du Zollverein, qui recommandaient également,
selon lui, la détermination prise, et pour
rendre sa justification plus complète encore, il termine
par ces réflexions qui méritent certainement
aussi de trouver une place ici :
(( Nous ne pouvions pas non plus, en fin de compte,
nous dérober à l’influence d’une considération présentant
un caractère général. Déjà dans notre Mémoire
du mois d’avril de l’année dernière, nous
avons relevé l’effet que ne pourra manquer de produire
sur la politique commerciale de l’Europe la
réforme si vigoureusement abordée et si logiipiemcnt
poursuivie par la France, de sa législation
mercantile. Provoquée par l’initiative de l’Angleterre,
mais se différenciant de son modèle par le
mode d’application, cette réforme a, grâce précisément
au stimulant inhérent à cette déviation en
la forme, déterminé un changement radical dans
le tarif des douanes belges, en attendant qu elle
réagisse de la même façon sur le tarif pratiqué en