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adoptant elle-même un tarif aussi libéral que le
sien. Du moment donc que le traité avec la France
serait conclu de la part du Zollverein, et que l’exis
tence du Zollverein serait prolongée sur celte base,
l’Autriche se trouverait, sous le rapport de la poli
tique commerciale, isolée du reste de l’Allemagne
en fait aussi bien qu’eu principe. »
Plus loin, l’examen critique de la position prise
par la France, dans le traité, lui suggère les ré
flexions suivantes :
« Quand on compare les avantages adjugés à la
France à ceux obtenus en échange par la Prusse, et
quand on se borne à tenir compte uniquement des
effets à produire des deux côtés par les uns et les
autres, on parvient aisément à la conviction, que
la Prusse en contractant avec la France s’est déter
minée par d’autres mobiles (pie par l’appât des
clauses admises en sa faveur. Les modérations de
droits se réfèrent principalement, dans les échanges
réciproques, aux marchandises fines, pour lesquelles
la France occupe sans conteste le premier rang sur
le marché universel; elles présentent au contraire
une importance proportionnelle moindre pour les
articles communs, et là où le Zollverein applique
un ou tout au plus deux droits au poids, calculés
très-bas, la France, en graduant ses droits d’après
la qualité des marchandises, les élève, sans qu’il
y paraisse, à une hauteur considérable, ou sait par
d’assez forts droits ad valorem atteindre convena-