340 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
car aucune des parlies n’a voulu se mettre dans la
dépendance de l’autre pour les mod ideations, qu’elle
jugerait nécessaire d’introduire dans telle ou telle
et l’art. 4 du traité, statuant sur l’hypo
thèse où l’une d’elles abaisserait la taxe pour l’une
des marchandises figurant au tarif intermédiaiie,
s’est borné simplement à permettre à 1 autre d élevei
le droit intermédiaire d’une manière correspon
dante. Mais il existe évidemment une dilTérence
essentielleentre certaines réductions de droits, adap
tées aux conjonctures variables, que peut travel sei
l’un ou l’autre des articles du commerce, et un am
ple remaniement, attaquant le traité par sa base, de
tout le système suioipour le tarif. (Juelqucs üxalions
peuvent être abaissées, sans que les participants au
traité de février contreviennent à l’intention solen
nellement exprimée dans son préambule, de s’em
ployer à l’union douanière future, ou sans même
qu’ils compromettent le but assigné éventuellement
à leurs efforts par l’art. 25, et consistant dans le
rapprochement et dans l’assimilation aussi complets
que possible des tarifs douaniers respectifs. Des al
térations aussi restreintes étaient certainement tolé
rées et couvertes par l’art. 4.
(( Mais une réforme générale, qui, au lieu de ni
veler les inégalités des deux tarifs, les accuse encore
davantage, de propos délibéré, qui fait passer l’une
des parties, du système protecteur au système de
droits fiscaux fort modiques, sans s’inquiéter si