PÉRIODE DE 1854 A 1865. 355
comme Français on s’attache plus particulièrement
à l’accroissement également très-sensible de part
et d’autre pour un intervalle de sept ans, du commerce
spécial, qui prime naturellement ici le commerce
général en intérêt, on est amené à constater,
non sans quelque dépit, que, tandis que la progression
du commerce spécial à l’importation s’évalue à
environ 78 0/0, celle du commerce spécial à
1 exportation ne s’élève qu’à environ 67 0/0 ;
autrement dit, que notre importation spéciale dans
le Zollverein ne s’est pas augmentée dans les mêmes
proportions que l’importation fédérale correspondante
en France. Un autre renseignement fourni
par nos tableaux et qui a bien aussi sa valeur, mais
pour notre pays seulement, est celui concernant
les droits perçus à l’entrée des marchandises allemandes;
de 5,584, 534 francs en 1861, ces droits se
montèrent à 6,194,866 francs en 1868, par suite
précisément des arrivages plus considérables, que
provoquait un traitement adouci; de telle sorte
que le même traité, qui pouvait paraître menaçant
au moins pour les recettes de douanes, s’est montré
protitable à la fois aux alfaires et au trésor.
11 faut dire que les données si favorables au Zollverein,
pour l’indication desquelles nous avons anticipé
même sur les événements, étaient en quelque
sorte pressenties par ceux des gouvernements qui
faisaient de l'opposition au traité et que les objections
élevées, dans une intention protectionniste,