PÉRIODE DE 1865 A 1866. 455
avait fait entrer le système douanier de l’Association
dans une voie mieux arrêtée, offrant un terrain plus
ferme à des négociations, et que la solution de
questions de tarif n’était plus exposée à être ajournée
indéfiniment par de perpétuels assauts entre le
protectionnisme et le libre échange. La Suisse, de son
côté, avait d’ailleurs dans un traité de commerce
avec la France du 30 juin 1864, pactisé avec l’esprit
des traités de commerce modernes, et admis le
principe du traitement réciproque sur le pied de la
nation la plus favorisée, et certes ni ce pays ni le
Zollverein ne songeaient à se traiter dans leurs rapports
réciproques sur un pied à part, disposés qu’ils
étaient au contraire à s’appliquer mutuellement le
nouveau principe ainsi que les modérations de droits
consenties de part et d’autre à la France, et à assurer
cette application par un traité formel. Sur
l’initiative des États méridionaux de l’Allemagne,
le Zollverein résolut en conséquence à engager à
Stutlgard des négociations, dont ses lois fondamentales
attribuaient la conduite aux trois régions du
sud, qui bornaient la Confédération helvétique.
Poursuivies du 4 avril au 27 mai 1.865, ces négociations
se heurtèrent toutefois à des difficultés inattendues,
résultant de ce qu’au lieu de s’en tenir à
un traité stipulant simplement la réciprocité,on agita
en outre des sujets, qui en partie au moins n’étaient
nullement liés aux questions d’échanges
proprement dites. Pour en citer un exemple entre