PÉRIODE DE 1834 A 1854. 103
Sur le point de savoir si la sanction des diverses
chambres ne serait pas indispensable en ce qui con
cernait les nouveaux traités de commerce à conclure,
il s’élait manifesté tout d’abord de grandes appré
hensions, qui, provoquées par les propositions prus
siennes, dans lesquelles on croyait voir une at
teinte au régime constitutionnel, finirent par se
dissiper dans le cours de la discussion. Les
débats prouvèrent, en effet, que la Piusse n’avait eu
en vue que les deux Hesse, la Hesse-Darmstadt
d une part, où le gouvernement avait reçu des
États plein pouvoir pour la consommation de
traités commerciaux avec des puissances allemandes,
sans pouvoir se passer au contraire de leur assenti
ment préalable pour toutes les modifications légis
latives ou de tarifs, qu'entraîneraient à leur suite
des traités de commerce avec des puissances étran
gères, la Hesse Électorale d’autre part, dont le gou
vernement était bien autorisé à des remaniements
partiels des tarifs sous la ratification ultérieure des
États, mais cessait d’avoir la même liberté d’action
quand le tarif devait être complètement renouvelé.
Kn conséquence on arriva sans peine à formuler
une disposition, réservant h chaque gouvernement le
dioit de soumettre à chaque fois, selon les exigen
ces constitutionnelles respectives, les résolutions
prises ou les traités conclus à l’approbation des
États. Cet objet fut de nouveau mis en discussion
lors du renouvellement des traités douaniers en