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ventes autorisées ou ordonnées par la justice consulaire,
en vertu de la loi du 3 juillet 1861. « Néanmoins, dit
l’article 2 de cette loi, il appartient toujours au tribu
nal ou au juge qui autorise ou ordonne la vente de dési
gner, pour y procéder, une autre classe d’officiers
publics. »
L’exercice des droits ci-dessus désignés, outre qu’il
revêt les Courtiers assermentés du caractère d’officiers
ministériels, leur confère également un rôle important.
Le chiffre des ventes publiques aux enchères faites
annuellement par les soins des Courtiers est de 20
millions de francs environ. La publication du cours
authentique des marchandises permet de suivre pas à
pas les fluctuations du marché ; elle permet surtout à
tous ceux qui traitent des affaires, par l’intermédiaire
d’un courtier libre, de contrôler la sincérité et l’exacti
tude des opérations faites pour leur compte.
III. Syndicat GÉNÉRAL DES grains, graines, farines,
HUILES, sucres ET ALCOOLS. — A. l’originc, les négo
ciants en grains et farines se réunissaient dans la rue de
Viarmes, aux alentours de l’ancienne Halle aux blés ;
les négociants en huiles, dans la rue Saint-Martin ; les
négociants en alcools, à l’Entrepôt général des vins.
Un premier groupement fut tenté avec succès,
en 1865, par la création du Cercle du Louvre; les
négociants prirent l’habitude de se réunir vers midi
au Cercle, place Saint-Germain-l’Auxerrois, à trois
heures rue de Viarmes, et entre cinq à six heures à la
Bourse des valeurs.
Ce n’est qu’en 1889 que fut constitué, par la réunion