Full text : Oeuvres complètes

CHAP.  XVI.  —  UES  IMPOTS  SL'H  LES  SALAIRES.  193
M.  Buchanan  dit  :  ..  Après  que  le  travailleur  a  reçu  la  récompense
"  ^9uit&ble  de  son  travail,  que  peut-il  avoir  à  réclamer  de  celui  qui
1  emploie,  en  raison  des  impôts  qu'il  est  ensuite  forcé  de  payer?
"  “  y  a  pas  de  loi  ni  de  principe  social  qui  puisse  l’y  autoriser,
ne  fois  que  le  travailleur  a  reçu  son  salaire,  c’est  à  lui  à  le  garet
  il  doit,  selon  ses  facultés,  supporter  le  fardeau  de  toutes
es  charges  auxquelles  il  pourra  ensuite  être  assujetti  ;  car  il  est
*-  évident  qu’il  n’a  aucun  moyen  de  forcer  ceux  qui  lui  ont  déjà
pa\é  le  juste  prix  de  son  ouvrage,  à  lui  rembourser  ses  impôts.  »
M.  Buchanan  a  transcrit,  en  l’approuvant  beaucoup,  un  excellent ­
  passage  de  l'ouvrage  de  M.  Malthus  sur  la  population,  lequel, ­
  selon  moi,  détruit  complètement  son  objection  :  «  Le  prix  du
»  travail,  quand  rien  ne  l’empêche  de  gagner  son  niveau,  est  un
«  baromètre  politique  de  la  plus  baute  importance,  qui  marque  le
»  rapport  entre  l’offre  et  la  demande  des  subsistances,  entre  laquan-"
  tité  a  consommer  et  le  nombre  des  consommateurs  ;  et  son  terme
»  moyen,  abstraction  faite  des  circonstances  accidentelles,  marque
"  clairement  les  besoins  de  la  société,  par  rapport  à  la  po--
  pu  ation.  Quel  que  soit  le  nombre  d’enfants,  par  ménage,  néces-"
  saire  pour  conserver  la  population  actuelle  telle  qu  elle  est,  le  prix
>*  du  travail  sera  justement  suffisant  pour  fournir  à  l’entretien  de  (te
“  nombre,  et  il  sera  au-dessus  ou  au-dessous,  selon  l'élat  des  fonds
“  reels  destinés  à  l’entretien  des  travailleurs,  soit  que  leur  nombre
"  trouvesWionnaire,  soit  qu’il  aille  en  croissant  ou  en  décrois-»
  saut.  Au  lieu  donc  de  le  considérer  sous  ce  point  de  vue,  nous  le
"  "«‘«me  quelque  chose  que  l’on  peut  élever  ou  baisser
•  a  volonté,  quelque  chose  qui  dépend  principalement  des  juges  de
“  paix  du  royaume.  Lorsque  la  hausse  du  prix  des  subsistances  marque
  jà  que  la  demande  est  trop  forte  par  rapport  à  l’offre  on
•>  Pl^Gcr  le  travailleur  dans  la  même
-  Zi  de"  r  c’est-à-dire,  que  nous  augmentons  la  de->
  t  nous  sommes  alors  fort  surpris  de  voir  que  le  prix

qu'on  emnêi  h  i’  temps  qu  on  diminue,  ou,  ce  qui  revient  au  même
de  s’accroît  î  ^  ^  accroître  les  objets  de  consommation,  il  faudrait  einpéchei
dessus  en  ^  des  consommateurs  ;  mais  on  n’est  point  d’accord  là
L’un  n’est  aterre  .  j  en  juge  par  les  contradictions  qu’éprouve  Al  Malthus
tenir  que  9"^  la  conséquence  nécessaire  de  l’autre.  On  ne  peut  souue
  veut  nt.  *  aiauvais  palliatifs  une  sauté  politique  altérée  par  des  excès  qu’or
‘  pas  irriger.  _  .|._B.  Say.
{Ohuv,  de  lücardo.)  13
            
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