Full text : Oeuvres complètes

CH  XX  -DESPROPKIËTÉSBEIAVALKURKT  nESlilCllESSES.  ¿63
%'urt  former  une  idée  juste  des  choses,  je  pense  qu’il  f““*  “  "YndSlrTelIfô
nature  entière,  les  capitaux  accumulés  par  1  homme,  et  Ifô  acu  toutes
de  l’homme,  comme  le  grand  fonds  où  se  forment,  et  uque  nai  ...
les  utilités,  toutes  les  richesses  naturelles  et  sociales  qui  servent  a  satislai
plus  ou  moins  complètement  à  tous  les  besoins,  à  tous  les  goûts  des  homme  .
Les  portions  de  ce  fonds  qui  n’ont  pas  besoin  d’être  sollicitées,  losoW,  p
exemple,  qui  nous  fournit  une  lumière  et  une  chaleur  si  necessaires  aodo'^oloppement
  des  être  organisés,  sont  des  fonds  productifs  appartenant  a  c  o^un
nous,  d’une  valeur  intinie,  pour  ce  qui  eàl  de  l’utilité  qu’on  en  tire,  puisque  cette
utilité  est  infinie,  inépuisable.  ...»
D’autres  fonds,  tels,  par  exemple,  qu’un  capital  productif,  n  appartiennent  pas
à  tout  le  monde.  Ils  ne  peuvent  faire  leur  office  que  parce  qu  ils  sont  des  pr^
priétés  :  l’Économie  politique  en  assigne  les  motifs.  Leur  valeur  peut  etre  assimilée
à  la  valeur  des  fonds  naturels,  eu  ce  qu’elle  est  proportionnée  a  la  quantité  d  utilité ­
  qui  peut  en  naître.  Ainsi  un  fonds  capital,  territorial  et  industriel,  duquel  sont
sortis  cinquante  boisseaux  de  froment,  vaudrait  dix  fois  autant  relativemen  a
cette  espèce  de  produit,  si,  dans  un  espace  de  temps  pareil,  par  un  perfectionnement ­
  quelconque,  on  parvenait  à  en  tirer  cinq  cents.
11  reste  à  connaître  quels  sont  ceux  qui  profitent  de  cette  augmentation,
ceux  qui  sont  plus  riches,  non  seulement  en  richesses  naturelles,  mais  en  richesses ­
  sociales,  en  valeurs  échangeables,  de  tout  cet  accroissement  d  utilité  pro-Si?par
  des  causes  dont  la  discussion  est  étrangère  à  l’objet  de  notre  spéculation
présente,  la  valeur  échangeable  de  chaque  boisseau  de  blé  se  soutient  ma^é
l’augmentation  survenue  dans  la  quantité  de  blé  produite,  alors  1  augmentation
de  richesse  produite  est  entièrement  au  profit  des  producteurs,  c’est-a-dire  des
propriétaires  du  fonds  capital,  du  fonds  territorial,  et  du  fonds  industriel,  dont
il  est  sorti  cinq  cents  boisseaux  au  lieu  de  cinquante.  Le  revenu  provenant  de  ces
portions  de  fonds  a  décuplé.
Si,  comme  il  arri\e  plus  fréquemment,  la  valeur  échangeable  de  chaque  boisseau’de
  blé  a  baissé  en  raison  de  la  plus  grande  quantité  qui  en  a  été  produite,  le
profit  obtenu  est  bien  toujours  dans  la  proportion  de  cinq  cents  à  cinquante;  mais
ce  profit  est  fait  par  la  classe  des  consommateurs,  lesquels  sont  aussi  riches  de  ce
qu’ils  paient  de  moins  que  les  producteurs  l’auraient  été  de  ce  qu’ils  auraient
vendu  de  plus.  Leur  revenu  n’a  pas  décuplé,  parce  qu’ils  ne  l’emploient  pas  tout
entier  en  froment;  mais  la  portion  de  revenu  qu’ils  avaient  coutume  d’employer
en  froment  a  décuplé,  et  toutes  ces  portions  de  revenu  ainsi  décuplées  se  monteraient, ­
  si  elles  étaient  réunies,  à  une  somme  égale  à  la  valeur  décuplée  du  produit,
en  supposant  qu’il  n’eût  pas  baissé  de  prix.  Dans  les  deux  cas,  la
joui  d’une  augmentation  de  valeurs  comme  d’une  augmentation  u  i
J.-B.  Say.
*  Principalet  causes  de  la  richesse  des  peuples  et  des  particulier>,  par  y,  ég
de  Kanles,  brochure  de  178  pages.  Paris,  Détcrville.
            
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