CHAP. XXXl! - DES MACHINES. 365
ver 1 accroissement de la population, aggraver la concurrence des tra
vailleurs et diminuer leur bien-être.
Supposons (pi’un capitaliste spécule sur une somme de 20,000 1.
St., et qu il joigne aux fonctions d’un fermier celles d’un fabricant de
denrées de première nécessité. Supposons encore que, sur ce capital,
7,000 1. St. soient engagées dans des constructions, des instruments,
etc., et que le reste, soit employé, sous forme de capital circulant, à
solder le travail. Supposons, enfin, que les profits soient de 10 %,
et que les- 20,000 1. st. rapportent régulièrement et annuellement
2,000 1. St.
Cliaque année notre capitaliste commence ses opérations en ache
tant la nourriture et les objets de consommation qu’il vendra dans
le cours de l’année à ses ouvriers, jusqu’à concurrence de 13,000
1. St. Pendant tout ce temps il leur donne sous forme de salaires
la même somme de monnaie, et ceux-ci lui restituent au bout de
1 année pour 15,000 1. st. de subsistances, d’objets de première
nécessité. Sur ces 15,000 1. st. il en est 2,000 qu’il consomme lui-
m( me ou dont il peut disposer comme il lui plaît. Le produit brut
de cette année aura donc été de 15,000 1. st. et le produit net de
i,OüO 1. st. Supposons maintenant que l’année suivante le capitaliste
emploie la moitié de ses ouvriers à construire une machine, et l’autre
moitié à produire, comme auparavant, des subsistances et des den
rées de première nécessité. Pendant cette année, encore, il dépen
serait 13,000 1. st. en salaires, et vendrait à ses ouvriers la même
quantité de nourriture et d’autres objets; mais qu’arriverait-il l’an-
Dée suivante ?
U travail détourné vers la fahrication de la machine abaisserait
de moitié la quantilé et la valeur totale des subsistances et des den
rées de première nécessité produites anciennement. La maeliine
vaudrait 7,500 1. st. : les subsistances et autres objets 7,500 1. st. de
sorte que la richesse du capitaliste serait absolument la même car
outre ces deux valeurs, son eapilal fixe serait toujours de 7 000 l’ st
donnant en somme le fonds primitif de 20,000 1. st. joint'aux 2,000
1. St. de bénéfice annuel. ’
Mais après avoir déduit pour ses dépenses personnelles cette
somme de 2,000 1. st., il ne lui restera plus, pour continuer scs
P rations, qu uu capital circulant de 5,500 1. Sa faculté de payer
e maintenir des ouvriers se trouvera donc réduite de 13,000 1. st.
^ ^ conséquent tout le travail défrayé jadis par la
1 erence, 7,500 1. st. se trouveraient en excès.