Full text : Oeuvres complètes

RÉPONSE  AUX  OBSERVATIONS  DE  M.  BOSANQUET.  493
L’excédant  des  émissions  sur  les  importations  n’est  nullement  le
témoignage  d’une  demande  extraordinaire,  ainsi  que  le  prouve  la
note  du  n°  7,  dont  on  a  extrait  la  plus  forte  quotité  de  versement.
INota.  —  «  Le  chilfre  ci-dessus  désigne  le  montant  de  l’or  qui  a
traversé  le  JiuUion-Offtce  par  suite  de  ventes  et  d’achats  effectués
dans  des  spéculations  privées  ;  mais  il  se  peut  que  ce  montant  y  ait
figuré  plus  d’une  fois,  car  le  bureau  n’a  aucun  renseignement  sur
ia  provenance  de  l’or.  «
Les  importations  établies  au  n°  8  sont  actuellement  déposées  par
des  spéculateurs  étrangers  et  ne  peuvent  être  reçues  qu’une  fois.
Outre  cette  objection,  ces  comptes  ne  peuvent  constituer  des  termes
valables  de  comparaison  ;  car  le  n°  7  a  été  (calculé  jusqu’au  18  août
*810,  et  le  n®  8  jusqu’au  30  mars  1810.  «
"  Ce  qui  fait  l’importance  de  ces  faits,  continue  M.  Bosanquet,
c’est  qu’on  met  en  regard  le  montant  de  l’or  importé  ou  remis,
et  la  circulation  de  [)apier  qu’on  suppose  être  dégradée  par  cela
^eul  que  le  prix  des  lingots  s’est  accru.  L’augmentation  de  12  s.
par  once  répartie  sur  toute  la  quantité  d’or  versée  dans  une  année,
^cit,  200,000  onces,  s’élève  à  120  ou  130,000  1.  On  a  dès  lors
prétendu  qu’il  j  avait  là  un  symptôme  non  équivoque  d’une  dépréciation ­
  de  12  ou  13  p.  0/0,  sur  les  30  ou  40  millions  qui  forment  toute
notre  circulation  de  papier.  »—«  Nous  devons  nous  attendre  bientôt  à
Voir  allirmer  que  la  valeur  des  billets  de  banque  s’est  élevée,  parce
que  le  papier  sur  lequel  ils  sont  écrits  est  un  peu  plus  cher  qu’auparavant.
  »
La  valeur  d’un  bank-note  se  règle,  non  par  la  multiplicité  des
transactions  qui  ont  pour  objet  l’achat  ou  la  vente  de  l’or,  mais  par  la
Valeur  comparative  actuelle  du  billet  avec  celle  du  coin  dont  il  est  le
^'gne  olliciel.
Puisqu’il  est  admis  qu’une  banque  gouvernementale  peut  donner
cours  forcé  à  une  circulation  de  papier,  quoique  notre  Banque  ne  le
puisse,  comment  M.  Bosanquet  calculera-t-il  la  dépréciation  de  ces
*>illet8  forcés,  si  ce  n’est  en  comparant  leur  valeur  avec  celle  des  lin-Kots?
  .lugera  t  il  nécessaire  de  rechercher  si  le  montant  total  des  opérations ­
  de  l’année  a  été  de  100  onces  ou  d’un  million?  Si  l’or  n’a
pas  un  terme  pour  évaluer  une  dépréciation,  (jucl  est  donc  ce  terme,
l  aut  (jue  ce  sera  un  délit  d’acheter  des  guinées  à  prime,  il  n  est
pas  probable  que  nous  puissions  créer  les  seuls  arguments  propres
à  satisfaire  ces  messieurs,  c’est-à-dire  deux  prix  pour  les  marebandi
*cs  :  un  prix  en  guinées  et  un  autre  en  billets  de  banque.  Ils  affirme
            
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