Full text : Oeuvres complètes

RÉPONSE  AUX  OBSERVATIONS  DE  M.  BOSANQUET.  494
leurs  mentionné  par  M.  Bosanquet  qui,  lui-même,  semble  en  avoir
été  frappé.
Comme  il  existe  une  différence  avouée  entre  le  prix  de  l’or  en  barres ­
  au  titre  légal,  et  celui  des  monnaies  d’or  ramenées  à  l’étalon  anglais, ­
  différence  qui  vient  de  ce  que  celles-ci  sont  une  valeur  plus  facilement ­
  négociable  sur  le  continent  ;  je  ne  puis  admettre  les  déductions ­
  que  M.  Bosanquet  obtient  par  la  comparaison  de  la  note  de
^1-  Greffulhe  (n°  58),  avec  celle  n°  60  du  Rapport.  11  serait  d’abord
nécessaire  de  vérifier  si  les  prix  de  l’or,  tels  qu’ils  sont  cotés  dans  ces
documents  quelquefois  contradictoires,  s’appliquent  à  l’or-monnaie,
ou  à  l’or  sous  toute  autre  forme,  et  si  pour  des  époques  différentes
les  différents  cours  de  l’or  dans  ce  pays  sont  toujours  relatifs  à  un
niélal  de  qualité  identique.
M.  Bosanquet  fait  observer  «  que  les  calculs  fournis  par  M.  Greffulhe ­
  au  comité  établissent  qu’au  printemps  de  1810  une  once  d’or
au  poids  légal  d’Angleterre  valait  à  Hambourg  41.17  s.  sterling;  le
Peix  étant  alors  à  101  et  le  change  à  29  s.  »  Le  lecteur  doit  se  rappeler ­
  qu’on  entend  ici  4  1.  17  s.  en  bank-notes,  ainsi  que  je  l’ai  déjà
expliqué.  Mais  je  ne  puis  admettre  la  parfaite  exactitude  de  cette
évaluation.  Le  spéculateur  qui  achèterait  ici  une  once  d’or  au
eours  de  4  1.  12  s.  pour  l’exporter,  devrait  attendre  au  moins  trois
Riuis  pour  recevoir  les  4  1.  17  s.  Car  aussitôt  l’or  vendu  sur  la
place  de  Hambourg,  le  renvoi  s’opère  au  moyen  d’une  lettre  de
change  à  2  1/4  usances.  De  sorte  qu’en  tenant  compte  de  l’intérêt
pendant  ce  laps  de  temps  son  bénéfice  se  bornerait  à  4  1/4  p.  O/q.
leíais  comme  les  frais  nécessaires  pour  envoyer  de  l’or  à  Hambourg
sont  inévitablement  de  7  p.  O/o,  il  en  résulte  qu’une  remise  eût  été
^  cette  époque  de  2  3/4  p.  O/o  moins  onéreuse  que  tout  autre  moyen
^c  liquidation.
Cependant,  admettons  que  M.  Bosanquet  ait  été  rigoureusement
exact  dans  ses  assertions;  que  le  prix  de  l’or  dans  ce  pays  fut  réellement ­
  de  4  1.  12  8.  pendant  les  mois  de  juin,  juillet,  août,  septemhre
  1809,  pendant  le  printemps  de  1810,  et  que  dans  toutes  ces  circonstances ­
  ce  prix  fut  relatif  à  de  l’or  d’une  qualité  égale.  —  Les
conclusions  par  lesquelles  il  déclare  qu’en  1809  ou  pouvait  réaliser,
tous  frais  couverts,  un  bénéfice  de  5  1/2  p.  O/o,  n’en  seront  pas  pour
ocla  mieux  conlirmées  par  les  faits.  «  Si  au  cours  de  101  et  de  29,  re-Oïaeque
  M.  Bosanquet,  on  pouvait  recueillir  un  bénéfice  de  5  1  /4  p.  O/o
l’exportation  de  l’or  à  Hambourg,  il  en  résulterait  qu  aux  taux
^c  104  1/2  (réalisé  à  Hambourg,  en  juin,  juillet,  août,  septem-
            
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